Dépannage
informatique

Un client téléphone
au magasin pour
obtenir de l'aide.
L'employé répond :
oui, bonjour !...
que puis-je faire
pour vous ?
Le client : j'ai
trouvé un logiciel
appelé "AMOUR" mais
je ne sais pas
comment il
fonctionne.
Pouvez-vous m'aider
?
L'employé : bien sûr
! mais je ne peux
pas vous
l'installer, vous
devrez le faire
vous-même. Je peux
vous donner les
instructions par
téléphone, d'accord
?
Le client : oui, je
peux essayer. Je ne
m'y connais pas
beaucoup en
informatique mais je
suis prêt à
l'installer
maintenant, par où
dois-je commencer ?
L'employé : le
premier pas est
d'ouvrir votre
"CŒUR", l'avez-vous
trouvé ?
Le client : oui,
voilà ! mais il y a
plusieurs programmes
qui tournent
maintenant. Est-ce
qu'il y a un
problème pour
l'installer pendant
qu'ils tournent ?
L'employé : quels
programmes ?
Le client : un petit
instant, je regarde.
"PEINE-PASSEE.EXE",
"BASSE-ESTIME.EXE" ,
"COLERE.EXE" et
"RESSENTIMENT.COM"
tournent en ce
moment.
L'employé : pas de
problème, l'"AMOUR"
effacera
automatiquement
"PEINE-PASSEE.EXE"
de votre système
d'exploitation
actuel. Il se peut
qu'il reste dans le
disque dur mais il
n'affectera plus
d'autres programmes.
"AMOUR" finira par
remplacer
"BASSE-ESTIME.EXE"
avec un système
incorporé appelé
"HAUTE-ESTIME.EXE".
Cependant vous devez
désactiver
complètement les
programmes
"COLERE.EXE" et
"RESSENTIMENT.COM".
Ces programmes
empêchent
l'installation
correcte de "AMOUR".
Pouvez-vous les
arrêter maintenant ?
Le client : je ne
sais pas comment,
pouvez-vous me dire
comment les arrêter
?
L'employé : avec
plaisir !... allez
au menu "DEMARRER"
et activez
"PERDON.EXE".
Exécutez le autant
de fois que
nécessaire jusqu'à
ce que "COLERE.EXE"
et
"RESSENTIMENT.COM"
soient effacés.
Le client : c'est
fait !... "AMOUR" a
commencé à
s'installer
automatiquement,
est-ce normal ?
L'employé : oui !...
vous aurez bientôt
un message disant
que "AMOUR" sera
actif aussi
longtemps que "CŒUR"
subsiste. Avez-vous
ce message ?
Le client : oui, je
l'ai. Est-ce que
l'installation est
finie ?
L'employé : oui,
mais souvenez vous
que vous n'avez que
le programme de
base. Vous devez
maintenant commencer
à vous connecter à
d'autres "CŒURS"
pour recevoir des
actualisations.
Le client : oh la la
!... je reçois un
message d'erreur,
qu'est-ce que je
fais ?
L'employé : que dit
le message d'erreur
?
Le client : il dit
"PROGRAMME NON ACTIF
EN COMPOSANTES
INTERNES", qu'est-ce
que cela veut dire ?
L'employé : pas de
panique ! c'est un
problème courant,
cela signifie que
"AMOUR" est
configuré pour
l'exécution avec des
"CŒURS" extérieurs,
mais n'a pas été
exécuté dans votre
propre "CŒUR". c'est
une étape un peu
complexe de la
programmation, mais
dit en mots simples,
cela veut dire que
vous devez "AIMER"
votre propre système
avant de pouvoir
aimer les autres.
Le client : alors
que dois-je faire ?
L'employé :
pouvez-vous
localiser le
logiciel
"AUTO-ACCUSATION" ?
Le client : oui, je
l'ai.
L'employé :
formidable ! vous
apprenez vite.
Le client : merci !
L'employé : de rien
! cliquez sur les
fichiers suivants
pour les copier dans
votre répertoire
"CŒUR",
"AUTO-PARDON.DOC",
"AUTO-ESTIME.TXT",
"VALEUR.INF" et
"REALISATION.HTM".
Le système
remplacera tout
fichier incompatible
et activera une
restauration de tout
fichier défectueux.
Egalement, vous
devrez effacer "AUTO-CRITIQUE"
de tous vos
répertoires et vous
pouvez supprimer
tous les fichiers
temporaires de la
corbeille pour vous
assurez qu'ils
soient totalement
effacés.
Le client : compris
!... eh !!... mon
"CŒUR" est en train
d'activer des
fichiers très jolis,
"SOURIRE.MPG"
s'active sur le
moniteur et indique
que "CHALEUR.COM"
"PAIX.EXE" et
"BONHEUR.COM" se
copient dans mon
répertoire "CŒUR".
L'employé : cela
indique que "AMOUR"
est en train de
s'installer et de
s'exécuter.
Maintenant vous
pouvez vous
débrouiller par
vous-même. Encore
une chose avant de
vous quitter ?...
oui ?
Le client : oui quoi
?
L'employé : "AMOUR"
est un logiciel
gratuit. Assurez
vous de le donner
avec tous ses
modules à toutes
personnes que vous
connaissez. A leur
tour, elles vont le
partager à d'autres
et vous recevrez des
modules très
agréables en retour.
Le client : je vais
le faire. Merci de
votre aide.
On devrait tous
avoir le logiciel
programmé dans le
cœur.
|
Une maison devient
un foyer quand on
peut écrire sur les
meubles
"Je vous aime"
Je ne peux vous dire
combien d'heures
j'ai passé à faire
le ménage
!
J'avais l'habitude
d'y consacrer au
moins 8 heures
chaque fin de
semaine m'assurant
que tout était
parfait « au cas où
quelqu'un viendrait
».
Puis un jour, j'ai
réalisé que personne
ne viendrait.
Tout le monde était
dehors à vivre sa
vie et à avoir du
plaisir!
Maintenant, lorsque
les gens me rendent
visite, je n'éprouve
plus le besoin de
récurer ma maison de
fond en comble. Ils
sont davantage
intéressés à
m'écouter leur
raconter ce que j'ai
fait pendant que
j'étais dehors à
jouir de ma vie et à
avoir du plaisir.
Et si vous n'avez
jamais pensé faire
pareil, ne l'oubliez
pas : La vie est
courte...
Jouissez-en !
Époussetez si vous
le devez, mais ne
vaudrait-il pas
mieux peindre un
portrait ou écrire
une lettre, préparer
un gâteau ou planter
une semence, méditer
sur la différence
entre volonté et
nécessité
?
Époussetez si vous
le devez, mais en
avez-vous le temps,
avec tous ces appels
provenant de ces
rivières qui vous
invitent à nager, de
ces montagnes à
grimper, de cette
musique à écouter et
de ces livres à
lire, de ces amis à
chérir et de la vie
à vivre ?
Époussetez si vous
le devez, mais le
monde vous attend
dehors vous offrant
le soleil qui
brillera dans vos
yeux, le vent qui
caressera vos
cheveux, un flocon
de neige, une douce
ondée.
Ce jour à jamais
passera et ne
reviendra plus.
Époussetez si vous
le devez, mais
gardez à l'esprit
que la vieillesse
arrivera à son heure
et que vous ne lui
échapperez pas. Et
que lorsque vous
partirez, et vous
devrez partir, rien
ne l'empêchera,
vous, et à vous
seul, vous générerez
tellement de
poussière.
Partagez ceci avec
toutes les
merveilleuses femmes
de votre vie !
Ce n'est pas ce que
vous amassez mais
bien ce que vous
éparpillez qui
témoignera de la vie
que vous avez vécue.
Alors, pas de ménage
aujourd'hui !
Congé total pour
tout le monde. . .
|
Conte africain
Un enfant demande
à son père :
- Dis papa, quel est
le secret pour être
heureux ?
Alors le père
demande a son fils
de le suivre ; ils
sortent de la
maison, le père sur
leur vieil âne et le
fils suivant à pied.
Et les gens du
village de dire :
- Mais quel mauvais
père qui oblige
ainsi son fils
d'aller à pied !
- Tu as entendu mon
fils ? Rentrons à la
maison, dit le père.
Le lendemain ils
sortent de nouveau,
le père ayant
installé son fils
sur l'âne et lui
marchant à côté.
Les gens du village
dirent alors :
- Quel fils indigne,
qui ne respecte pas
son vieux père et le
laisse aller à pied
!
- Tu as entendu mon
fils ? Rentrons à la
maison.
Le jour suivant ils
s'installent tous
les deux sur l'âne
avant de quitter la
maison.
Les villageois
commentèrent en
disant :
- Ils ne respectent
pas leur bête à la
surcharger ainsi !
- Tu as entendu mon
fils ? Rentrons à la
maison.
Le jour suivant, ils
partirent en portant
eux-mêmes leurs
affaires, l'âne
trottinant derrière
eux.
Cette fois les
gens du village y
trouvèrent encore à
redire :
- Voilà qu'ils
portent eux-mêmes
leurs bagages
maintenant ! C'est
le monde à l'envers
!
- Tu as entendu mon
fils ? Rentrons à la
maison.
Arrivés à la maison,
le père dit à son
fils :
- Tu me demandais
l'autre jour le
secret du bonheur.
Peu importe ce que
tu fais, il y aura
toujours quelqu'un
pour y trouver à
redire.
Fais ce qui te plait
et tu seras heureux.
|
Le papillon
Le papillon veut se marier et, comme vous le pensez bien, il
prétend choisir une fleur jolie entre toutes les fleurs. Elles
sont en grand nombre et le choix dans une telle quantité est
embarrassant. Le papillon vole tout droit vers les pâquerettes.
C'est une petite fleur que les Français nomment aussi
marguerite. Lorsque les amoureux arrachent ses feuilles, à
chaque feuille arrachée ils demandent : - M'aime-t-il ou
m'aime-t-elle un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ?
La réponse de la dernière feuille est la bonne.
Le papillon l'interroge :
- Chère dame Marguerite, dit-il, vous êtes la plus avisée de
toutes les fleurs. Dites-moi, je vous prie, si je dois épouser
celle-ci ou celle-là.
La marguerite ne daigna pas lui répondre. Elle était
mécontente de ce qu'il l'avait appelée dame, alors qu'elle était
encore demoiselle, ce qui n'est pas du tout la même chose. Il
renouvela deux fois sa question, et, lorsqu'il vit qu'elle gardait
le silence, il partit pour aller faire sa cour ailleurs. On était
aux premiers jours du printemps. Les crocus et les
perce-neige fleurissaient à l'entour.
- Jolies, charmantes fleurettes ! dit le papillon, mais elles ont
encore un peu trop la tournure de pensionnaires. Comme les
très jeunes gens, il regardait de préférence les personnes plus
âgées que lui.
Il s'envola vers les anémones ; il les trouva un peu trop amères
à son goût. Les violettes lui parurent trop sentimentales. La
fleur de tilleul était trop petite et, de plus, elle avait une trop
nombreuse parenté. La fleur de pommier rivalisait avec la
rose, mais elle s'ouvrait aujourd'hui pour périr demain, et
tombait au premier souffle du vent; un mariage avec un être si
délicat durerait trop peu de temps. La fleur des pois lui plut
entre toutes ; elle est blanche et rouge, fraîche et gracieuse ;
elle a beaucoup de distinction et, en même temps, elle est
bonne ménagère et ne dédaigne pas les soins domestiques. Il
allait lui adresser sa demande, lorsqu'il aperçut près d'elle
une cosse à l'extrémité de laquelle pendait une fleur desséchée
:
- Qu'est-ce cela ? fit-il.
- C'est ma sœur, répondit Fleur des Pois.
- Vraiment, et vous serez un jour comme cela !
s'écria le papillon qui s'enfuit.
Le chèvrefeuille penchait ses branches en dehors d'une haie ;
il y avait là une quantité de filles toutes pareilles, avec de
longues figures au teint jaune.
- A coup sûr, pensa le papillon, il était impossible d'aimer cela.
Le printemps passa, et l'été après le printemps. On était à
l'automne, et le papillon n'avait pu se décider encore. Les
fleurs étalaient maintenant leurs robes les plus éclatantes ; en
vain, car elles n'avaient plus le parfum de la jeunesse. C'est
surtout à ce frais parfum que sont sensibles les cœurs qui ne
sont plus jeunes; et il y en avait fort peu, il faut l'avouer, dans
les dahlias et dans les chrysanthèmes. Aussi le papillon se
tourna-t-il en dernier recours vers la menthe. Cette plante ne
fleurit pas, mais on peut dire qu'elle est fleur tout entière, tant
elle est parfumée de la tête au pied ; chacune de ses feuilles
vaut une fleur, pour les senteurs qu'elle répand dans l'air.
«C'est ce qu'il me faut, se dit le papillon ; je l'épouse. »
Et il fit sa déclaration.
La menthe demeura silencieuse et guindée, en l'écoutant.
A la fin elle dit :
- Je vous offre mon amitié, s'il vous plaît, mais rien de plus. Je
suis vieille, et vous n'êtes plus jeune. Nous pouvons fort bien
vivre l'un pour l'autre ; mais quant à nous marier … sachons à
notre âge éviter le ridicule.
C'est ainsi qu'il arriva que le papillon n'épousa personne. Il
avait été trop long à faire son choix, et c'est une mauvaise
méthode. Il devint donc ce que nous appelons un vieux garçon
L'automne touchait à sa fin ; le temps était sombre, et il
pleuvait. Le vent froid soufflait sur le dos des vieux saules
au point de les faire craquer. Il n'était pas bon vraiment de se
trouver dehors par ce temps-là ; aussi le papillon ne vivait-il
plus en plein air. Il avait par fortune rencontré un asile, une
chambre bien chauffée où régnait la température de l'été. Il y
eût pu vivre assez bien, mais il se dit : « Ce n'est pas tout de
vivre ; encore faut-il la liberté, un rayon de soleil et une petite
fleur. »
Il vola vers la fenêtre et se heurta à la vitre.
On l'aperçut, on l'admira, on le captura et on le ficha dans la
boîte aux curiosités. « Me voici sur une tige comme les fleurs,
se dit le papillon. Certainement, ce n'est pas très agréable ;
mais enfin on est casé : cela ressemble au mariage. » Il se
consolait jusqu'à un certain point avec cette pensée. «C'est
une pauvre consolation », murmurèrent railleusement
quelques plantes qui étaient là dans des pots pour égayer la
chambre.
« Il n'y a rien à attendre de ces plantes bien
installées dans leurs pots, se dit le papillon ;
elles sont trop à leur aise pour être humaines. »
Hans Christian Andersen (1805-1875)
|
Il était une fois, eh oui, toutes les histoires, toutes les belles histoires, commencent par «il était une fois».
Il était une poule grise, vieille et sage. Ce n'était pas cette poulette grise qui a pondu dans la remise comme le dit cette chanson comptine un peu routinière. Non, c'était une poule grise seulement. Elle habitait un grand poulailler clair sis au bord d'une étable. Un poulailler bien propre, bien aéré où chaque poule avait son petit logis où pondre ses oeufs. Elle était l'unique poule grise de son édifice. Les autres étaient grosses et blanches, toutes blanches d'arrogance et de suffisance. Elles se pavanaient dans leurs chaudes pelisses de plumes éclatantes, la tête haute, le cou droit vers l'avant, la démarche raide, fières, mais d'une fierté imprudente. Seule la poule grise était attentive à tout ce qui se déroulait sur la ferme. Elle s'était liée d'amitié avec le chien qui l'aimait bien, car au contraire du reste du peuple des poules, elle était prudente et réservée.
Elle était savante cette vieille poule grise, car elle regardait, écoutait tout. Elle était à l'affût de toutes les nouvelles, connaissait même le nom des enfants du fermier. Seule de tout le poulailler, elle savait faire la différence entre un chien inoffensif et un renard qui vous dévisage et évalue votre poids et la tendreté de votre falle. Elle se hissait toujours la première au plus haut du perchoir pour y dormir toute la nuit, la tête sous l'aile mais l'oreille aux aguets du moindre bruit. Pour cela, elle passait pour peureuse et un peu folle de crier toujours «au renard» que personne n'avait jamais vu. Et de plus, avez-vous vu ses oeufs? Brun-jaune, presque sales. Alors qu'un bel oeuf, tout le monde sait cela, se doit d'être d'une blancheur douce, ovoïde, immaculée, pour se cacher dans une belle couche d'épaisses plumes blanches.
Et la vie continuait, un peu triste pour la vieille poule grise amie d'un chien de fermier, au milieu des moqueries de ses compagnes folles de leur ironique orgueil. Un beau lundi matin d'avril, alors que s'éveillait la ferme, s'ébrouait le cheval et meuglait la vache, immédiatement après le cocorico sonore de Chanteclerc, le maître de la basse-cour, la poule grise vit un éclair roux s'évanouir derrière la laiterie qui jouxtait le poulailler. Une petite alerte s'alluma dans sa tête de poule savante: c'est le renard, c'est le renard. Elle en parla à chacune des dames blanches, avisa son mari le coq et confia sa crainte au chien, son ami. Il fut le seul à l'entendre. Il la rassura et lui promit de monter la garde, surtout en début de journée où la ferme est toute entière à l'excitation du réveil. L'ennemi peut en profiter et se payer un repas de bonne poule grasse.
L'incident fut oublié et la basse-cour faisait gorge-chaude des craintes impossibles de sa doyenne grise. On allait même jusqu'à dire qu'elle était un peu dérangée du cerveau. Or, comme les poules n'ont pas de nature un cerveau très gros, l'insulte était réelle, le mépris profond. Quelque temps plus tard, une belle jeune poule blanche poussa la curiosité pour picorer des graines autour du tas de fumier. Le renard la guettait. Elle fit le tour du monticule pour disparaître de la vue du chien de garde et du reste de la basse-cour. Le tout se passe en un clin d'oeil. En un instant, notre goupil fut sur la pauvre bête. Il la mordit cruellement à l'épaule juste au-dessus de l'aile et la coucha par terre. Une seconde plus tard, il lui coupa le cou d'un coup de dents bien aiguisées. Puis, il s'empara de la dépouille pantelante et s'enfuit en longues et rapides enjambées. On remarqua le drame au petit nuage de plumes blanches qui s'élevait derrière le tas de fumier. La basse-cour en émoi se réfugia sur son perchoir dans le poulailler. «Que doit-on faire? Que doit-on faire? caquetait chacune.» «Restons calmes répliqua la vieille poule grise, nous sommes en sécurité ici. Grâce à Dieu, il n'y a qu'une seule d'entre vous qui a payé de sa vie son imprudence. Croyez-moi, maître Renard est un fin finaud. Alors prudence, regardez, écoutez et ne vous éloignez pas du portail de votre demeure. Surtout restez en groupe, vous serez moins vulnérables.»
Et soudain la gente volatile admira la sagesse de leur bonne doyenne.
Faut-il perdre la vie pour écouter les conseils avisés des personnes d'expérience? La connaissance, l'expérience d'une doyenne peut protéger la jeunesse qui ne connait pas encore toutes les embûches de la vie.
|
|
|
Dans un grand
nombre de pays,
les jours fériés
se passent
pendant les
jours les plus
sombres, au plus
froid de
l’hiver. En
Asie, vivent
toutes sortes de
gens qui
célèbrent toutes
sortes de fêtes.
Chaque groupe a
ses traditions
et ses histoires
mais il existe
cependant une
fête que tout le
monde fête et
c’est le Nouvel
An Lunaire que
nous appelons le
Nouvel An
chinois. Cette
fête tombe
toujours entre
la mi-janvier et
la mi-février.
Chaque habitant
place des
papiers rouges
sang autour de
sa porte
d'entrée. Sur
ceux-ci sont
écrits d’une
belle écriture
des tas de bons
vœux pour le
Nouvel An. En
plus, à l’aube,
les habitants
font exploser
des pétards.
Cette histoire
est une des
histoires qui
explique
pourquoi les
gens font ces
choses.
Conte
Il y a bien
longtemps, quand
des dragons
puissants
vivaient sur la
terre et dans
les mers,
personne à
Taiwan ne
célébrait le
nouvel an
lunaire. Même
dans un certain
village, ce jour
était le plus
mauvais jour de
l'année parce
qu’un habitant
avait tué un
dragon des mers.
Tout le monde
sait que c’est
une chose
terriblement
malheureuse à
faire car le
fantôme du
dragon revenait
hanter le
village chaque
année à l'aube
du nouvel an.
Lorsqu’il
apparaissait, il
secouait son
horrible tête et
hurlait : « J'ai
faim. Donnez-moi
un fils
premier-né à
manger! »
- « Non! non!
Nous ne ferons
pas ça !"
répondirent les
villageois en
pleurs."Nous ne
vous donnerons
pas d'enfant à
manger!"
- "Alors je vous
tuerai tous!" Et
le fantôme de
dragon soufflant
son haleine
puante et chaude
en direction du
village. La
fumée
s’insinuait
partout et les
villages
commençaient à
tousser.
Certains
perdaient même
connaissance. Le
plus sage du
village se
rendant compte
que le fantôme
de dragon
pourrait
facilement les
faire tous
mourir, décida à
contre-cœur de
donner un enfant
nouveau-né afin
de sauver le
reste du
village. Il
espérait qu’avec
cette offrande,
jamais plus le
fantôme du
dragon ne
reviendrait.
Mais année après
année, le
fantôme de
dragon revenait
et année après
année, une
famille devait
sacrifier son
fils premier-né
pour satisfaire
la voracité de
l’animal.
Une année,
c’était au tour
de la jeune
Veuve Teng de
sacrifier son
seul enfant, un
beau garçon qui
allait avoir
cinq ans.
Comme le voulait
la tradition,
quatre jours
avant le nouvel
an lunaire, le
prêtre Taoïste
quittait le
temple et s’en
allait à travers
le village
jusqu’à la
maison de
l’infortunée qui
devait sacrifier
son premier
enfant. Comme il
marchait en
direction de la
crique, là où se
trouvait la
maison de la
Veuve Teng, tous
les villageois
se demandaient
avec hésitation,
"Où va-t-il
cette année ?"
"Chez la Veuve
Teng." dit une
femme
"Oh non pas chez
elle. C'est son
seul enfant !"
s’écria une
autre.
Les voisins de
la Veuve Teng
s’étaient
rassembles tout
autour de la
maison. Ils
s’attendaient à
entendre des
cris de douleur
au moment où
elle apprendrait
la terrible
nouvelle. Mais
rien. Aucun son
ne parvenait de
sa petite
maison. Lorsque
le prêtre est
reparti, ils se
sont précipités
pour voir ce qui
se passait. Ils
la trouvèrent
assise dans sa
cuisine.
- "Le prêtre ne
vous a pas dit
les nouvelles ?"
- "Oui, il m'a
dit," a répondu
la veuve
calmement.
- "Mais pourquoi
ne pleurez-vous
pas ?"
- "Parce que je
n'ai pas de
temps pour
pleurer" leur
dit la Veuve
Teng. " Je pense
à une façon de
rouler le
fantôme de
dragon. Il
n'aura pas mon
fils."
Pendant trois
jours et trois
nuits, elle a
arpenté le sol
essayant
d’échafauder un
plan. De temps
en temps, elle
faisait une
pause et
regardait son
fils qui joutait
dans la cour.
Elle priait
aussi à l’autel
de ses ancêtres
et à tous les
dieux dont elle
connaissait les
noms. Lorsque
son fils
s’endormait,
elle s’asseyait
à côté de lui et
lui caressait
doucement le
visage qui
ressemblait
tellement à ce
lui de son père.
Elle alla même
consulter la
diseuse de bonne
aventure, les
prêtres et
chacun dans le
village. Mais
personne ne
savait que
faire. La
situation
semblait
désespérée.
Lasse de tant
attendre, de
tant marcher, de
tant prier, elle
s’endormit
épuisée sur le
sol devant
l’autel des
ancêtres de la
famille. Son
petit fils qui
l'avait vue se
dit qu’il ne
devait
absolument pas
l’éveiller car
elle rêvait
peut-être et il
ne voulait pas
lui couper son
rêve…
Bien lui en prit
car
effectivement sa
mère rêvait.
Parce qu’elle
n’avait pas
dormi durant
trois jours, une
masse de rêves
lui venaient
dans un ordre
décousu. Elle
voyait des
dragons et des
fantômes, la
peur et la
crainte, des
enfants
innocents et de
la douleur, du
sang et de
grands bruits et
puis de la joie
le tout
tourbillonnant
dans sa tête.
Quelque heures
avant l'aube,
elle s’éveilla
et doucement
secoua sa tête
encore
douloureuse
d’avoir tant
rêvé. Et alors,
le miracle se
produisit. Les
images décousues
s’assemblèrent
et elle su ce
qu’il fallait
faire.
Les dragons de
son rêve avaient
peur de deux
choses : peur de
la vue de sang
et peur des
bruits violents.
Quand quelqu'un
a peur, il
s’enfuit en
général en
courant. Mon
plan sera
simple : Je
mettrai le sang
sur ma porte et
je ferai tant de
bruit que le
fantôme du
dragon sera
effrayé et
partira en
courant…"
"Du sang ... je
suis si pauvre
que je n'ai pas
même un poulet à
tuer pour
prendre son
sang." Elle prit
son couteau le
plus pointu et
se coupa au
doigt, laissant
gouttes à
gouttes couler
son sang sur un
tissu jusqu'à ce
que toutes les
gouttes jointes
ensemble
recouvrent
entièrement
l’étoffe. Elle
prit le tissu et
l’accrocha à
l'extérieur, sur
sa porte.
Maintenant faire
des bruits
violents… Les
pétards seraient
le mieux mais je
n'en ai pas. Je
suis si pauvre
que je ne
pourrai pas en
acheter et en
plus, il n’y a
aucun magasin
ouvert
aujourd’hui.
Elle réfléchit
et pensa aux
bambous. Elle
savait que
lorsque des
morceaux de
bambou brûlent,
ils se fendent
dans un bruit
épouvantable.
Elle prit son
couteau pointu
elle s’en alla
dans le froid
afin de couper
une douzaine de
grands morceaux
de bambou. Elle
les plaça en
pyramide devant
sa porte juste
au-dessous du
tissu taché de
sang. Ainsi
disposés, ils
brûleraient
rapidement et
éclateraient
tous à la fois.
Quand devrais-je
allumer le feu ?
Juste à temps.
Ni trop tôt, ni
trop tard. Afin
qu'il éclate
dans le visage
du fantôme de
dragon. Elle
alluma une
petite torche et
s'accroupit dans
l’embrasure de
la porte
attendant l'aube
et la venue du
fantôme de
dragon.
Elle a attendu
et attendu. Il
lui semblait
tellement elle
attendait que le
soleil était
gelé au-dessous
de l'horizon et
ne monterait pas
aujourd’hui.
Tout était
calme, si calme
que le seul
bruit qu’elle
entendait les
coups de son
cœur. Finalement
la lune et des
étoiles ont
commencé à
disparaître du
ciel.
Faiblement, elle
a entendu le
hurlement du
fantôme de
dragon
"Etait-il temps
d’allumer le feu
? Non, le
fantôme de
dragon était
trop loin."
Chacun dans le
village était
tapi dans son
lit sous les
édredons et les
couvertures.
Personne ne
dormait sachant
que la Veuve
Teng attendait
le fantôme de
dragon. Seul son
fils dormait du
sommeil d’un
ange.
On entendit un
hurlement. Le
fantôme de
dragon devait
être en bas au
centre du
village. Il
était temps pour
elle d’allumer.
La Veuve Teng
prit sa
lanterne,
l’inclina vers
la pyramide de
bambou et
l’enflamma.
Elle entendait
la terre qui
tremblait sous
le poids du
fantôme du
dragon qui
marchait vers sa
petite maison.
Il descendait à
présent sa
ruelle, il
s’approchait…
Arrivé devant
chez elle, le
fantôme de
dragon s'est
arrêté devant la
maison et voyant
le linge taché
de sang, s’est
mis à hurler si
fort que tous
ses os ont
tremblé. Au même
moment, le feu
de bambou a
éclaté. Le
fantôme du
dragon terrifié
par la vue de
sang humain et
les bambous qui
éclataient s’est
enfui en courant
à travers le
village.
Et la Veuve Teng
? Elle s’est
assise et de
grosses larmes
se sont mises à
couler.
Les gens du
village sont
accourus. Les
cloches se sont
mises à sonner
et de tous les
côtés, les
gongs
célébraient ce
grand jour
tandis que les
pétards
faisaient
éclater la joie
!
Et depuis ce
jour, chaque
année, dans
chacun des
villages, on met
le sang des
papiers rouges
autour de leurs
portes et on
allume des
pétards bruyants
à l'aube et
depuis lors, le
fantôme de
dragon n'est
jamais revenu.
|

La
vieille
dame
au
restaurant
Une
vieille
dame
s'arrête
un
soir
dans
un
restaurant
d'autoroute.
Elle
va
au
self
et
prend
une
soupe
chaude,
puis
va
s'asseoir
toute
seule
à
une
table.
Elle
se
rend
compte
qu'elle
a
oublié
de
prendre
du
sel.
Elle
se
lève,
erre
un
peu
dans
le
restaurant
avant
d'en
trouver,
et
retourne
à sa
table.
Mais
en
revenant,
elle
y
trouve
un
noir
assis,
qui
plonge
sa
cuillère
dans
le
bol
de
soupe
et
la
mange
lentement.
"Oh!
Il a
du
culot
ce
noir
!
pense
la
brave
dame.
Je
lui
apprendrais
bien
les
bonnes
manières
"
Mais
elle
s'assied
sur
le
côté
de
la
table,
et
charitablement
le
laisse
manger
un
peu
de
sa
soupe.
Tirant
un
peu
le
bol
à
elle,
elle
plonge
sa
cuillère
elle
aussi,
cherchant
à
partager
au
moins
cette
soupe
avec
lui.
Le
noir
retire
doucement
le
bol
vers
lui,
et
continue
de
manger.
La
dame
se
remet
à le
tirer
légèrement
vers
elle,
pour
pouvoir
y
avoir
accès.
Et
ils
finissent
la
soupe
ainsi.
Alors
le
noir
se
lève,
lui
fait
signe
de
patienter,
et
revient
avec
une
portion
de
frites
énorme,
qu'il
partage
avec
elle,
comme
la
soupe.
Enfin
ils
se
saluent,
et
la
dame
part
aux
toilettes.
Mais
quand
elle
revient,
elle
veut
prendre
son
sac
pour
partir,
et
découvre
qu'il
n'est
plus
au
pied
de
sa
chaise.
"Ah!
J'aurais
bien
dû
me
méfier
de
ce
noir
!".
Elle
hurle
dans
tout
le
restaurant,
criant
au
voleur,
jusqu'à
ce
que
finalement
on
retrouve
son
sac,
posé
au
pied
d'une
table
où
repose
un
bol
de
soupe
refroidie...
SON
bol
auquel
personne
n'a
touché.
C'était
elle
qui
s'était
trompée
de
table
et
avait
partagé
le
repas
de
l'homme
!
|
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Le cric
Un représentant crève un pneu en rase campagne.
Il ouvre son coffre cherche son cric... en vain.
Pas de cric.
Comme il est sur une petite route de campagne, en plein mois de juillet il se dit que personne ne va passer
par là pour le secourir.
Il décide de se rendre au village le plus proche, dont il voit le haut du clocher au loin, pour emprunter un cric.
Le chemin est long, il fait chaud, et en route, il se dit :
"Est-ce qu'il vont seulement avoir un cric à me prêter ?"
Il avance encore, et, tout transpirant, se dit :
"Et je connais les gens du coin, ils n'aiment pas les étrangers !"
Il marche encore, et se dit :
"Ils ne me connaissent pas, vont-ils seulement vouloir me le prêter, ce cric ?"
Et il continue ainsi, s'imaginant les scénarios les plus désagréables, étant pris à parti par les villageois qui trouvent louche qu'il veuille emprunter un cric,
proposant de l'acheter, personne ne voulant
lui en vendre un, etc. etc.
Il s'approche du village, de plus en plus énervé intérieurement, se met sur la place du village, et hurle :
"Eh bien, puisque c'est comme ça, votre cric, vous pouvez vous le garder !!!"
o 0 o
Combien de fois nous imaginons-nous ainsi des objections qui ne
seront jamais levées, des craintes sans fondement, et combien de
fois, n'osons-nous pas demander par peur d'être rejetés ?
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La petite Frimousse
Il était une fois
dans un pays
lointain une jeune
fille qui était très
triste… Cette jeune
fille s'appelait
Margueritte mais
tout le monde
l'appelait
Frimousse… Ce surnom
semble mignon si on
ne connaît pas son
histoire. En effet,
Frimousse était très
laide et son visage
semblait recouvert
de mousse… D'où son
nom.
Son père était un
méchant homme et la
forçait à travailler
très tard. Elle
devait coudre, faire
la cuisine mais
surtout elle devait
travailler le verre.
Son père vendait ses
carafes, ses plats
et ses vases à prix
fort sur le marché
car c'étaient les
plus beaux qu'on
n'avait jamais vu.
Or, un jour, alors
que Frimousse
attisait le feu une
étincelle en jaillit
et vint s'éteindre à
ses pieds en se
transformant en
graine. Frimousse la
prit et la planta,
la choya et s'en
occupa. La graine
mit très longtemps à
grandir… Les mois
passèrent et au bout
d'une année entière
un bouton de fleur
apparût… Frimousse
dorlota encore plus
la plante, lui
parlant de sa voix
douce, la mettant au
soleil ou au coin du
feu, lui racontant
de belles histoires
mais il fallut
encore une année
pour que le bouton
s'épanouisse… La
fleur s'ouvrit une
nuit sombre, sans
lune, en chantant
doucement.
Frimousse, alertée
par le chant se
posta devant la
fleur et la regarda.
Au cœur des pétales
se trouvait un
moineau tout petit
et aussi bleu que le
ciel, il était
exactement de la
même couleur que la
fleur. Frimousse se
pencha sur lui et le
regarda. Aussitôt le
moineau se mit à
pépier et dit de sa
voix chantante :
“- C'est toi qui
m'as choyé durant
ces deux années. À
présent je vais te
remercier. Une fois
que je me serai
envolé tu prendras
la poudre jaune du
cœur de la fleur et
tu la mettras dans
ton verre fondu, de
ce verre tu feras un
miroir. Je
réapparaîtrai à ce
moment là.”
Sur ce il s'envola
par la fenêtre et
disparu.
Frimousse fit comme
il l'avait dit, et
elle confectionna le
miroir le plus beau
du monde, celui qui
reflétait le mieux
la réalité. Lorsque
le dernier morceau
de verre fut poli et
le dernier morceau
de cadre fut verni,
le moineau réapparut
:
“- Tu as fait du
beau travail, à
présent regarde-toi
dans le miroir…”
Frimousse savait
qu'elle était laide
et voulu se dérober
mais le moineau
insista… Dès qu'elle
eu posé les yeux sur
le miroir elle resta
figée sur place
éblouie par la
beauté de la fille
qui était devant
elle :
“- Mais, qu'est-ce
que ?…
- C'est bien toi,
dit le moineau, la
poudre de ma fleur
t'as permit de créer
un miroir qui ne
montre que l'âme des
gens… quiconque se
regarde dedans sera
à jamais transformé
en fonction de son
âme. Te voilà
devenue la plus
belle de toute
frimousse… Adieu”
Frimousse était si
folle de bonheur
qu'elle n'entendit
pas son père
arriver.
“- Que faites-vous
ici, dit-il, où est
ma fille ?
- Mais père, c'est
moi, si je suis
devenue comme ça
c'est grâce à ce
miroir.”
À ces mots le père
de Frimousse se
précipita sur le
miroir en espérant
devenir plus beau
que tout les autres…
Hélas, son âme était
si noire et son cœur
si dur qu'il se
transforma en
pierre. Frimousse ne
le regretta pas,
elle pleura juste ce
qu'il fallait et
s'occupa de sa mère
en continuant à
vendre ses vases
jusqu'au jour où
elle rencontra un
jeune prince qui,
émerveillé par la
beauté de son
travail en tomba fou
amoureux. Il
l'épousa, installa
sa mère dans une
belle maison
entourée de roses et
de lacs magnifiques
et il vécurent
heureux et eurent
beaucoup d'enfants.
Quant au miroir,
seul Frimousse sait
ce qu'il est devenu.
Il erre quelque part
dans le monde… un
conseil, mieux vaut
avoir l'âme belle si
l'on veut se
regarder dans un
miroir sans avoir
honte de ce que l'on
voit… Car, on ne
sait jamais, le
miroir est peut-être
chez vous.
|
 |
Dis,
mamy ...
Comment
c'est
de...
vieillir
?
Eh
bien...
voilà
!
En fait, c'est pas trop mal !
Oh ! Je ne parle pas de mon corps !
Certains jours, je suis désespérée quand je me regarde dans le miroir !
Mes rides, mes poches sous les yeux, mon bedon qui semble grossir à chaque année !
Mais, je me reprends rapidement et pas question que j'agonise en larmes devant le miroir.
Parce que ce que j'ai aujourd'hui... des enfants adorables, de fabuleux souvenirs,
je ne l'échangerais jamais pour quelques cheveux gris en moins ou une bedaine plate plate...
Plus j'avance en âge, plus je deviens ma meilleure amie et ce qui est le fun, c'est que...
cette amie ne me contredit à peu près jamais.
Je ne m'en fais plus pour un petit biscuit mangé en trop, pour ne pas avoir fait mon lit ou pour avoir acheté une "bricole inutile" dont je ne me servirai probablement jamais.
Je me permets de manger un petit trop à l'occasion et de faire ce qui me plaît quand ça me plaît !
J'ai trop connu de mes amis très chers qui sont partis avant d'avoir compris la grande liberté que nous apporte le grand âge.
Ça regarde qui si je décide de lire ou de jouer sur mon ordinateur jusqu'à 4h00 du matin et de dormir jusqu'à midi ?
Oui... je vais danser toute seule dans mon appartement sur une musique des années 60 en me remémorant une belle histoire d'amour.
Oui... je vais me promener sur la plage dans mon maillot qui ne cache pas mon bedon et je vais nager dans les vagues même si les beaux bikinis me regardent avec une petite pointe de sarcasme.
Eux aussi, vont vieillir un jour...
C'est vrai que des fois, je suis un peu étourdie !
J'ai tendance à oublier les mauvais souvenirs et ne penser qu'aux meilleurs.
Parce qu'il y en a des moins beaux...
Au cours des ans, j'ai eu le cœur brisé plusieurs fois.
Mais comment ne pas avoir le cœur brisé quand tu perds un être cher ou qu'un de tes enfants souffre ou
encore que tu doives repartir à zéro ?
Mais avoir mal... m'a donné la force d'être plus compatissante et plus humaine avec les autres.
Je me sens tellement privilégiée d'avoir vécu jusqu'à maintenant, d'avoir mes cheveux grisonnants même si mes fous rires me creusent des nouveaux sillons dans la face à chaque fois.
Il y en a tellement qui n'ont jamais ri dans leur vie et qui sont morts avant que leurs cheveux grisonnent.
Aujourd'hui...
J'ai le privilège de pouvoir dire OUI !
Et de celui de pouvoir dire NON !
En vieillissant, ça devient facile d'être positif. Il suffit de décider de ton bonheur à l'avance.
Chaque matin, je peux passer la journée au lit en comptant les difficultés que j'ai avec les parties de mon corps qui ne fonctionnent plus comme avant ou de me lever et de remercier le ciel pour celles qui fonctionnent encore.
Je ne m'occupe plus de ce que les autres pensent.
Je ne me questionne plus sur moi-même.
J'ai même appris que le mauvais pouvait à l'occasion être bon.
Alors, pour répondre à la question...
je suis rendu que j'aime ça être vielle.
Je ne vivrai pas éternellement mais comme je suis encore là, je ne perdrai certainement pas mon temps à me lamenter ou à m'inquiéter de quelque chose que je peux pas changer !
La vieillesse est un compte de banque. Tu retires ce que tu as amassé.
Donc, mon conseil serait de déposer beaucoup de bonheur dans le compte de banque de souvenirs.
Et pour être heureux, il suffit de 5 règles :
1. Libère ton cœur de la haine.
2. Libère ta tête des soucis.
3. Vis simplement.
4. Donne plus.
5. Attends-toi à recevoir moins.
Je considère mon grand âge comme un cadeau !
Et mes cheveux blancs qui vont avec...
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Le porteur d'eau
Un porteur d’eau transportait deux cruches suspendues aux extrémités d’une pièce de bois reposant sur ses épaules.
Mais l’une d’elles avait une fissure. Pendant que l’autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu’au village, la première perdait la moitié de sa cargaison en cours de route.
Cela dura deux ans et à chaque jour le porteur d’eau ne livrait u’une cruche et demie d’eau à chacun de ses voyages.
La jarre parfaite était fière d’elle car elle remplissait sa fonction sans faille.
Mais la cruche abîmée avait honte et se sentait déprimée parce qu’elle n’accomplissait que la moitié de ce qu’on attendait d’elle.
Un jour, elle s’adressa au porteur d’eau au moment où il la remplissait à la source :
-Je me sens coupable, et je te prie de m’excuser.
-De quoi as-tu honte, demanda le porteur d’eau.
-Je ne réussis qu’à porter la moitié de ma cargaison d’eau à cause de cette fissure qui laisse fuir l’eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et tu ne livres que la moitié de l’eau. Tu n’obtiens pas le fruit de tes efforts à cause de moi.
Le porteur d’eau, touché de cette confession, lui répondit :
-Ne songe plus à ça et pendant que nous retournerons à la maison, regarde les fleurs magnifiques au bord du chemin.
Sur la route, la vieille jarre vit de très jolies fleurs baignées de soleil et cela lui mit la joie au cœur.
Mais elle se sentait toujours aussi coupable parce qu’elle avait encore perdu la moitié de son eau.
Le porteur d’eau dit alors à la cruche :
-T’es-tu rendu compte qu’il n’y avait de belles fleurs que de ton côté du chemin, et presque aucune de l’autre côté ?
J’ai toujours su que tu perdais de l’eau, et j’en ai tiré parti. J’ai semé des fleurs de ton côté et toi tu les arrosais pendant le parcours.
Sans toi, jamais je n’aurais pu obtenir des fleurs aussi fraîches et gracieuses.
...Epilogue :
Nos faiblesses peuvent être des atouts.
|
|
Rendre les autres
heureux
Deux hommes, tout
deux sérieusement
malades, occupaient
la même chambre
d'hôpital. Un des
deux hommes pouvait
s'asseoir sur son
lit pendant une
heure chaque
après-midi, afin
d'évacuer les
fluides de ses
poumons. Son lit
était placé à côté
de la seule fenêtre
de la chambre.
L'autre homme était
obligé de passer ses
journées couché sur
le dos. Ils
parlaient ensemble
pendant des heures.
Ils parlaient de
leurs épouses et
familles, de leur
maison, de leur
emploi, de leurs
vacances… Et chaque
après-midi, quand
l'homme dans le lit
près de la fenêtre
pouvait s'asseoir,
il passait son temps
à décrire à son
compagnon de chambre
tout ce qu'il
pouvait voir
au-dehors. Pour
celui qui était dans
l'autre lit, c'était
comme si son monde
s'élargissait et
s'égayait de toutes
les activités et
couleurs du monde
extérieur. De la
chambre, la vue
donnait sur un parc
avec un beau lac.
Les canards et les
cygnes jouaient sur
l'eau tandis que les
enfants faisaient
naviguer leurs
bateaux. De jeunes
amoureux marchaient
bras dessus bras
dessous parmi les
fleurs, de chaque
couleur de
l'arc-en-ciel. De
grands arbres
décoraient le
paysage et la ville
pouvait être aperçue
plus loin. Pendant
que l'homme près de
la fenêtre décrivait
tout ceci dans les
moindres détails,
l'homme de l'autre
côté de la chambre
fermait les yeux et
imaginait les
scènes. Les jours et
les semaines
passèrent…
Un matin,
l'infirmière de jour
entra pour apporter
l'eau pour leurs
bains et trouva le
corps sans vie de
l'homme près de la
fenêtre, qui était
mort paisiblement
pendant son sommeil.
Elle était attristée
et appela les
préposés pour
prendre le corps.
Dès qu'il sentit que
le temps était
approprié, l'autre
homme demanda s'il
pouvait être placé à
son tour à côté de
la fenêtre.
L'infirmière était
heureuse de le
transférer et après
s'être assurée qu'il
était installé
confortablement,
elle le laissa seul.
Lentement,
péniblement, il se
monta vers le haut
sur un coude pour
jeter son premier
coup d'œil dehors.
Enfin il aurait la
joie de découvrir
tout cela de
lui-même. Il s'étira
pour se tourner
lentement vers la
fenêtre. Mais tout
ce que son œil vit,
ce fut un long mur
gris. Interloqué, il
demanda à
l'infirmière
pourquoi son
compagnon de chambre
décédé avait décrit
de si merveilleuses
choses. Celle-ci lui
répondit : "Oh, il
était aveugle, il
n'a même pas pu voir
le mur." Et elle
ajouta : "Sans doute
a-t-il simplement
voulu vous
encourager"…
Epilogue...
Il y a un
bonheur énorme à
rendre les autres
heureux, en dépit de
nos propres
situations. La peine
partagée est la
moitié de la
douleur, mais le
bonheur une fois
partagé, lui, est
doublé…
|
La terre

Il y avait une fois
une terre bien jolie
ma foi, une terre
comme il y en a peu
dans l'univers.
Elle n'était pas
bien grande mais
riche de beaucoup de
choses et ceux qui y
vivaient avaient
tout ce qu'ils
voulaient.
Mais voilà ... ceux
qui y vivaient
manquaient de
sagesse.
Ils avaient la
triste habitude de
ne penser qu'à eux.
- Je veux ceci,
disaient les uns.
- Je veux
celà
disaient les autres.
Et chacun se servait
sans penser à son
voisin.
Ils dépensaient sans
compter toutes les
richesses que cette
petite
terre avait
patiemment mis de
côté.
Ils la salissaient
cette jolie petite
terre sans se
soucier, sans
réfléchir ;
Et puis ils lui
faisaient mal avec
leurs guerres.
Et au bout d'un
moment, sur la jolie
petite terre il y
avait d'un côté ceux
qui avaient beaucoup
de choses, et de
l'autre ceux qui
n'avaient plus grand
chose, les premiers
ne se souciant pas
trop des derniers.
La petite terre
aimait tendrement
ses habitants comme
une maman aime ses
enfants. Elle les
grondait de temps en
temps, essayait de
leur dire avec ses
maux qu'ils devaient
être plus sages,
qu'il leur fallait
grandir, être moins
capricieux.
Mais rien n'y
faisait. Ils
n'écoutaient pas,
n'entendaient rien
et continuaient à
n'en faire qu'à leur
tête.
- Elfes et fées, ne
pouvez-vous m'aider
? demanda un beau
jour la petite terre
à ses amis. Mes
enfants ne veulent
rien entendre et
s'ils n'apprennent
pas à vivre
ensemble, s'ils
n'apprennent pas la
sagesse, la bonté,
la patience je ne
sais pas ce qu'il
adviendra d'eux. Je
ne serai pas
toujours là pour les
guider.
- Oui, tu as raison,
il est temps que
nous intervenions,
dirent les fées et
les elfes. Nous
n'avons que trop
tardé.
Ils s'envolèrent
alors de ci de là et
soufflèrent aux
enfants de la terre
de bonnes idées.
- Faites attention à
votre petite terre !
- Ne gaspillez plus
ses richesses !
- Prenez soin de vos
amis !
- Partagez !
- Ecoutez !
- Aimez-la,
aimez-vous !
Certains des enfants
de la terre
entendirent ces
murmures et se
mirent aussitôt au
travail. Ils
commencèrent à
nettoyer leur petite
terre, à la
chouchouter, à faire
attention à ses
richesses.
Certains des enfants
de la terre
entendirent ces
chuchotis et se
mirent à inventer de
nouvelles sources
d'énergie avec le
vent, le soleil, les
plantes.
Certains des enfants
de la terre
entendirent ces
sussurements et se
mirent à parler à
ceux qui entendaient
mal, à leur parler
de joies, des
autres, d'eux même.
La petite terre
remarqua que les
plus jeunes de ses
enfants, ceux qu'on
disait les plus
petits, étaient en
fait les plus sages
et que grâce à eux
les plus grands
commençaient à
changer, à regarder
leur petite terre
avec plus de
tendresse.
Alors, la petite
terre bien jolie,
toute petite dans
l'univers se dit que
ses enfants, aidés
par les elfes et les
fées, aidés par les
plus jeunes d'entre
eux pourraient
peut-être un jour
apprendre la
sagesse, la bonté et
la patience et
qu'elle pourrait
ainsi continuer de
tourner tout autour
du soleil pendant
encore bien
longtemps.
|
Le portrait d'un oiseau...
Prévert
Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...

Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
C'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.
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L'Ane chargé
d'éponges, et l'âne chargé de sel
Un ânier, son sceptre à la main,
Menait en empereur romain
Deux coursiers à longues oreilles.
L'un d'éponges chargé marchait comme un coursier,
Et l'autre, se faisant prier,
Portait, comme on dit, les bouteilles :
Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins
Par monts, par vaux et par chemins,
Au gué d'une rivière à la fin arrivèrent,
Et fort empêchés se trouvèrent.
L'ânier, qui tous les jours traversait ce gué là,
Sur l'âne à l'éponge monta,
Chassant devant lui l'autre bête,
Qui voulant en faire à sa tête
Dans un trou se précipita,
Revint sur l'eau, puis échappa ;
Car au bout de quelques nagées
Tout son sel se fondit si bien
Que le baudet ne sentit rien
Sur ses épaules soulagées.
Camarade épongier prit exemple sur lui,
Comme un mouton qui va dessus la foi d'autrui.
Voilà mon âne à l'eau : jusqu'au col il se plonge,
Lui, le conducteur et l'éponge.
Tous trois burent d'autant ; l'ânier et le grison
Firent à l'éponge raison.
Celle-ci devint si pesante,
Et de tant d'eau s'emplit d'abord,
Que l'âne succombant ne put gagner le bord.
L'ânier l'embrassait, dans l'attente
D'une prompte et certaine mort.
Quelqu'un vint au secours : qui ce fut, il n'importe ;
C'est assez qu'on ait vu par là qu'il ne faut point
Agir chacun de même sorte.
J'en voulais venir à ce point. |
L'arche des sentiments :
Il était une fois une île
sur laquelle vivaient tous
les sentiments et toutes les
valeurs humaines : la Bonne
humeur, la Tristesse, la
Sagesse… ainsi que tous les
autres, y compris l’Amour.
Un jour, on annonça que
l’île allait être submergée.
Alors tous préparèrent leurs
embarcations et s’enfuirent,
seul l’Amour resta,
attendant jusqu’au dernier
moment.
Quand l’île fut sur le point
de disparaître l’Amour
décida de demander de
l’aide. La Richesse passa
près de l’Amour dans un
bateau luxueux et l’Amour
lui dit :
"Richesse, peux-tu m’emmener
?" ... "je ne le peux pas
car j’ai beaucoup d’or et
d’argent dans mon bateau et
il n’y a pas de place pour
toi !”
Alors l’Amour décida de
demander à l’Orgueil qui
passait dans un magnifique
bateau :
“Orgueil, je t’en prie,
emmène moi !"... "Je ne peux
pas t’emmener, Amour, tu
pourrais détruire la
perfection qui règne dans
mon bateau.
Ensuite l’Amour demanda à la
tristesse qui passait par là
:
"Tristesse, je t’en prie,
emmène moi !"..."Oh Amour !"
répondit la Tristesse "je
suis si triste que j’ai
besoin de rester seule."
Ensuite la Bonne Humeur
passa devant l’Amour, mais
elle était si heureuse
qu’elle n’entendit pas qu’on
l’appelait.
Soudain une voix dit :
"Viens, Amour, je t’emmène
avec moi ! ". C’était un
vieillard qui l’avait
appelé. L’Amour était si
heureux et si rempli de joie
qu’il en oublia de lui
demander son nom.
Arrivés sur la terre ferme,
le vieillard s’en alla.
L’Amour se rendit compte
combien il lui était
redevable et demanda au
Savoir :
“Savoir, peux tu me dire qui
est celui qui m’a aidé ?"...
"C’est le Temps" répondit le
Savoir. "Le Temps ?",
demanda l’Amour, "Pourquoi
le Temps m’aurait-il aidé ?"
Le Savoir plein de sagesse
répondit : "Parce que seul
le Temps est capable de
comprendre combien l’Amour
est important dans la vie".
Auteur inconnu
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Le grillon :

Un
amérindien
et son ami,
en visite au
centre ville
de New York,
marchaient
près de
Times Square
dans
Manhattan.
C'était
durant
l'heure du
lunch et les
rues étaient
bondées de
monde. Les
autos
klaxonnaient
de plus
belle, les
autos taxi
faisaient
crisser
leurs pneus
sur les
coins de
rue, les
sirènes
hurlaient et
les bruits
de la ville
rendaient
presque
sourd.
Soudain,
l'amérindien
dit,
“j'entends
un grillon
!”
Son ami
répondit,
“Quoi ? tu
dois être
fou. Tu ne
pourrais
jamais
entendre un
grillon au
milieu de
tout ce
vacarme! "
“Non, j'en
suis sûr !”
dit
l'amérindien,
“j'entends
un grillon
!”
“C'est fou
!” dit
l'ami.
L'amérindien
écouta
attentivement
pendant un
moment, puis
traversa la
rue jusqu'à
un gros
planteur en
ciment où
poussaient
quelques
arbustes. Il
regarda à
l'intérieur
des
arbustes,
sous les
branches et
avec
assurance il
localisa un
petit
grillon. Son
ami était
complètement
stupéfait.
“C'est
incroyable
!” dit son
ami. “Tu
dois avoir
des oreilles
super-humaines
!”
“Non !”
répondit
l'amérindien.
“Mes
oreilles ne
sont pas
différentes
des tiennes.
Tout ça
dépend de ce
que tu
cherches à
entendre.”
“Mais ça ne
se peut pas
!” dit
l'ami. “Je
ne pourrais
jamais
entendre un
grillon dans
ce bruit.”
“Oui, c'est
vrai,”
répliqua
l'amérindien.
“Ça dépend
de ce qui
est vraiment
important
pour toi.
Tiens,
laisse-moi
te le
démontrer.”
Il fouilla
dans sa
poche, en
retira
quelques
sous et
discrètement
les jeta sur
le trottoir.
Et alors,
malgré le
bruit de la
rue bondée
de monde
retentissant
encore dans
leurs
oreilles,
ils
remarquèrent
que toutes
les têtes,
jusqu'à une
distance de
sept mètres
d'eux, se
tournaient
et
regardaient
pour voir si
la monnaie
qui tintait
sur le
pavement
était la
leur.
“Tu vois ce
que je veux
dire?”
demanda
l'amérindien.
“Tout ça
dépend de ce
qui est
important
pour toi !”
Auteur
inconnu
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Un jour, toutes les
couleurs du monde se
mirent à se disputer
entre elles, chacune
prétendant être la
meilleure, la plus
importante, la plus
belle, la plus
utile, la favorite
Le vert affirma :
Je suis le plus
essentiel, c’est
indéniable. Je
représente la vie et
de l'espoir. J'ai
été choisi pour
l'herbe, les arbres
et les feuilles.
Sans moi, les
animaux mourraient.
Regardez la campagne
et vous verrez que
je suis majoritaire.
Le bleu prit la
parole :
Tu ne penses qu’à la
terre mais tu
oublies le ciel et
l’océan. C’est l’eau
qui est la base de
la vie alors que le
ciel nous donne
l’espace, la paix et
la sérénité. Sans
moi, vous ne seriez
rien.
Le jaune rit dans sa
barbe :
Vous êtes bien trop
sérieux. Moi
j’apporte le rire,
la gaieté et la
chaleur dans le
monde. À preuve, le
soleil est jaune,
tout comme la lune
et les étoiles.
Chaque fois que vous
regardez un
tournesol, il vous
donne le goût du
bonheur. Sans moi,
il n’y aurait aucun
plaisir sur cette
terre.
L’orange éleva sa
voix dans le tumulte
:
Je suis la couleur
de la santé et de la
force. On me voit
peut-être moins
souvent que vous
mais je suis utile
aux besoins de la
vie humaine. Je
transporte les plus
importantes
vitamines. Pensez
aux carottes, aux
citrouilles, aux
oranges aux mangues
et aux papayes. Je
ne suis pas là tout
le temps mais quand
je colore le ciel au
lever ou au coucher
du soleil, ma beauté
est telle que
personne ne remarque
plus aucun de vous.
Le rouge qui s’était
retenu jusque là,
prit la parole haut
et fort :
C’est moi le chef de
toutes les couleurs
car je suis le sang,
le sang de la vie.
Je suis la couleur
du danger et de la
bravoure. Je suis
toujours prêt à me
battre pour une
cause. Sans moi, la
terre serait aussi
vide que la lune. Je
suis la couleur de
la passion et de
l’amour, de la rose
rouge, du poinsettia
et du coquelicot.
Le pourpre se leva
et parla dignement :
Je suis la couleur
de la royauté et du
pouvoir. Les rois,
les chefs et les
évêques m’ont
toujours choisie
parce que je suis le
signe de l’autorité
et de la sagesse.
Les gens ne
m’interrogent pas,
ils écoutent et
obéissent.
Finalement, l’indigo
prit la parole,
beaucoup plus
calmement que les
autres mais avec
autant de
détermination :
Pensez à moi, je
suis la couleur du
silence. Vous ne
m’avez peut-être pas
remarquée mais sans
moi vous seriez
insignifiantes. Je
représente la pensée
et la réflexion,
l’ombre du
crépuscule et les
profondeurs de
l’eau. Vous avez
besoin de moi pour
l’équilibre, le
contraste et la paix
intérieure.
Et ainsi les
couleurs
continuèrent à se
vanter, chacune
convaincue de sa
propre supériorité.
Leur dispute devint
de plus en plus
sérieuse. Mais
soudain, un éclair
apparut dans le ciel
et le tonnerre
gronda. La pluie
commença à tomber
fortement.
Inquiètes, les
couleurs se
rapprochèrent les
unes des autres pour
se rassurer.
Au milieu de la
clameur, la pluie
prit la parole :
Idiotes ! Vous
n’arrêtez pas de
vous chamailler,
chacune essaie de
dominer les autres.
Ne savez-vous pas
que vous existez
toutes pour une
raison spéciale,
unique et différente
? Joignez vos mains
et venez à moi. Les
couleurs obéirent et
unirent leurs mains.
La pluie poursuivit
:
Dorénavant, quand il
pleuvra, chacune de
vous traversera le
ciel pour former un
grand arc de
couleurs et
démontrer que vous
pouvez toutes vivre
ensemble en
harmonie.
L’arc-en-ciel est un
signe d’espoir pour
demain. Et, chaque
fois que la pluie
lavera le monde, un
arc-en-ciel
apparaîtra dans le
ciel, pour nous
rappeler de nous
apprécier les uns
les autres.
Auteur inconnu
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