Dépannage informatique

 

 

Un client téléphone au magasin pour obtenir de l'aide.

 

L'employé répond : oui, bonjour !... que puis-je faire pour vous ?

 

Le client : j'ai trouvé un logiciel appelé "AMOUR" mais je ne sais pas comment il fonctionne. Pouvez-vous m'aider ?

 

L'employé : bien sûr ! mais je ne peux pas vous l'installer, vous devrez le faire vous-même. Je peux vous donner les instructions par téléphone, d'accord ?

 

Le client : oui, je peux essayer. Je ne m'y connais pas beaucoup en informatique mais je suis prêt à l'installer maintenant, par où dois-je commencer ?

 

L'employé : le premier pas est d'ouvrir votre "CŒUR", l'avez-vous trouvé ?

 

Le client : oui, voilà ! mais il y a plusieurs programmes qui tournent maintenant. Est-ce qu'il y a un problème pour l'installer pendant qu'ils tournent ?

 

L'employé : quels programmes ?

 

Le client : un petit instant, je regarde. "PEINE-PASSEE.EXE", "BASSE-ESTIME.EXE" , "COLERE.EXE" et "RESSENTIMENT.COM" tournent en ce moment.

 

L'employé : pas de problème, l'"AMOUR" effacera automatiquement "PEINE-PASSEE.EXE" de votre système d'exploitation actuel. Il se peut qu'il reste dans le disque dur mais il n'affectera plus d'autres programmes. "AMOUR" finira par remplacer "BASSE-ESTIME.EXE"  avec un système incorporé appelé "HAUTE-ESTIME.EXE". Cependant vous devez désactiver complètement les programmes "COLERE.EXE" et "RESSENTIMENT.COM". Ces programmes empêchent l'installation correcte de "AMOUR". Pouvez-vous les arrêter maintenant ?

 

Le client : je ne sais pas comment, pouvez-vous me dire comment les arrêter ?

 

L'employé : avec plaisir !... allez au menu "DEMARRER" et activez "PERDON.EXE". Exécutez le autant de fois que nécessaire jusqu'à ce que "COLERE.EXE" et "RESSENTIMENT.COM" soient effacés.

 

Le client : c'est fait !... "AMOUR" a commencé à s'installer automatiquement, est-ce normal ?

 

L'employé : oui !... vous aurez bientôt un message disant que "AMOUR" sera actif aussi longtemps que "CŒUR" subsiste. Avez-vous ce message ?

 

Le client : oui, je l'ai. Est-ce que l'installation est finie ?

 

L'employé : oui, mais souvenez vous que vous n'avez que le programme de base. Vous devez maintenant commencer à vous connecter à d'autres "CŒURS" pour recevoir des actualisations.

 

Le client : oh la la !... je reçois un message d'erreur, qu'est-ce que je fais ?

 

L'employé : que dit le message d'erreur ?

 

Le client : il dit "PROGRAMME NON ACTIF EN COMPOSANTES INTERNES", qu'est-ce que cela veut dire ?

 

L'employé : pas de panique ! c'est un problème courant, cela signifie que "AMOUR" est configuré pour l'exécution avec des "CŒURS" extérieurs, mais n'a pas été exécuté dans votre propre "CŒUR". c'est une étape un peu complexe de la programmation, mais dit en mots simples, cela veut dire que vous devez "AIMER" votre propre système avant de pouvoir aimer les autres.

 

Le client : alors que dois-je faire ?

 

L'employé : pouvez-vous localiser le logiciel "AUTO-ACCUSATION" ?

 

Le client : oui, je l'ai.

 

L'employé : formidable ! vous apprenez vite.

 

Le client : merci !

 

L'employé : de rien ! cliquez sur les fichiers suivants pour les copier dans votre répertoire "CŒUR", "AUTO-PARDON.DOC", "AUTO-ESTIME.TXT", "VALEUR.INF" et "REALISATION.HTM". Le système remplacera tout fichier incompatible et activera une restauration de tout fichier défectueux.

Egalement, vous devrez effacer "AUTO-CRITIQUE" de tous vos répertoires et vous pouvez supprimer tous les fichiers temporaires de la corbeille pour vous assurez qu'ils soient totalement effacés.

 

Le client : compris !... eh !!... mon "CŒUR" est en train d'activer des fichiers très jolis, "SOURIRE.MPG" s'active sur le moniteur et indique que "CHALEUR.COM" "PAIX.EXE" et "BONHEUR.COM" se copient dans mon répertoire "CŒUR".

 

L'employé : cela indique que "AMOUR" est en train de s'installer et de s'exécuter. Maintenant vous pouvez vous débrouiller par vous-même. Encore une chose avant de vous quitter ?... oui ?

 

Le client : oui quoi ?

 

L'employé : "AMOUR" est un logiciel gratuit. Assurez vous de le donner avec tous ses modules à toutes personnes que vous connaissez. A leur tour, elles vont le partager à d'autres et vous recevrez des modules très agréables en retour.

 

Le client : je vais le faire. Merci de votre aide.

 

On devrait tous avoir le logiciel programmé dans le cœur.

 

 


Une maison devient un foyer quand on peut écrire sur les meubles
"Je vous aime"

Je ne peux vous dire combien d'heures j'ai passé à faire le ménage !

J'avais l'habitude d'y consacrer au moins 8 heures chaque fin de semaine m'assurant que tout était parfait « au cas où quelqu'un viendrait ».


Puis un jour, j'ai réalisé que personne ne viendrait.

Tout le monde était dehors à vivre sa vie et à avoir du plaisir!

Maintenant, lorsque les gens me rendent visite, je n'éprouve plus le besoin de récurer ma maison de fond en comble. Ils sont davantage intéressés à m'écouter leur raconter ce que j'ai fait pendant que j'étais dehors à jouir de ma vie et à avoir du plaisir.

Et si vous n'avez jamais pensé faire pareil, ne l'oubliez pas : La vie est courte... Jouissez-en !

Époussetez si vous le devez, mais ne vaudrait-il pas mieux peindre un portrait ou écrire une lettre, préparer un gâteau ou planter une semence, méditer sur la différence entre volonté et nécessité ?

Époussetez si vous le devez, mais en avez-vous le temps, avec tous ces appels provenant de ces rivières qui vous invitent à nager, de ces montagnes à grimper, de cette musique à écouter et de ces livres à lire, de ces amis à chérir et de la vie à vivre ?

Époussetez si vous le devez, mais le monde vous attend dehors vous offrant le soleil qui brillera dans vos yeux, le vent qui caressera vos cheveux, un flocon de neige, une douce ondée.

Ce jour à jamais passera et ne reviendra plus.

Époussetez si vous le devez, mais gardez à l'esprit que la vieillesse arrivera à son heure et que vous ne lui échapperez pas. Et que lorsque vous partirez, et vous devrez partir, rien ne l'empêchera, vous, et à vous seul, vous générerez tellement de poussière.

Partagez ceci avec toutes les merveilleuses femmes de votre vie !
Ce n'est pas ce que vous amassez mais bien ce que vous éparpillez qui témoignera de la vie que vous avez vécue.

Alors, pas de ménage aujourd'hui !

Congé total pour tout le monde. . .

 

 

Conte africain

Un enfant demande à son père :
- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
Alors le père demande a son fils de le suivre ; ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied.
Et les gens du village de dire :
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.
Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et lui
marchant à côté.
Les gens du village dirent alors :
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison.
Les villageois commentèrent en disant :
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux.

Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire :
- Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Arrivés à la maison, le père dit à son fils :
- Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.
Fais ce qui te plait et tu seras heureux.

 

 

 

Le papillon

 

Le papillon veut se marier et, comme vous le pensez bien, il

prétend choisir une fleur jolie entre toutes les fleurs. Elles

sont en grand nombre et le choix dans une telle quantité est

embarrassant. Le papillon vole tout droit vers les pâquerettes.

C'est une petite fleur que les Français nomment aussi

marguerite. Lorsque les amoureux arrachent ses feuilles, à

chaque feuille arrachée ils demandent : - M'aime-t-il ou

m'aime-t-elle un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ?

La réponse de la dernière feuille est la bonne.

 

Le papillon l'interroge :

 

- Chère dame Marguerite, dit-il, vous êtes la plus avisée de

toutes les fleurs. Dites-moi, je vous prie, si je dois épouser

celle-ci ou celle-là.

La marguerite ne daigna pas lui répondre. Elle était

mécontente de ce qu'il l'avait appelée dame, alors qu'elle était

encore demoiselle, ce qui n'est pas du tout la même chose. Il

renouvela deux fois sa question, et, lorsqu'il vit qu'elle gardait

le silence, il partit pour aller faire sa cour ailleurs. On était

aux premiers jours du printemps. Les crocus et les

perce-neige fleurissaient à l'entour.


- Jolies, charmantes fleurettes ! dit le papillon, mais elles ont

encore un peu trop la tournure de pensionnaires. Comme les

très jeunes gens, il regardait de préférence les personnes plus

âgées que lui.


Il s'envola vers les anémones ; il les trouva un peu trop amères

à son goût. Les violettes lui parurent trop sentimentales. La

fleur de tilleul était trop petite et, de plus, elle avait une trop

nombreuse parenté. La fleur de pommier rivalisait avec la

rose, mais elle s'ouvrait aujourd'hui pour périr demain, et

tombait au premier souffle du vent; un mariage avec un être si

délicat durerait trop peu de temps. La fleur des pois lui plut

entre toutes ; elle est blanche et rouge, fraîche et gracieuse ;

elle a beaucoup de distinction et, en même temps, elle est

bonne ménagère et ne dédaigne pas les soins domestiques. Il

allait lui adresser sa demande, lorsqu'il aperçut près d'elle

une cosse à l'extrémité de laquelle pendait une fleur desséchée

:
- Qu'est-ce cela ? fit-il.


- C'est ma sœur, répondit Fleur des Pois.


- Vraiment, et vous serez un jour comme cela !

s'écria le papillon qui s'enfuit.


Le chèvrefeuille penchait ses branches en dehors d'une haie ;

il y avait là une quantité de filles toutes pareilles, avec de

longues figures au teint jaune.


- A coup sûr, pensa le papillon, il était impossible d'aimer cela.

 

Le printemps passa, et l'été après le printemps. On était à

l'automne, et le papillon n'avait pu se décider encore. Les

fleurs étalaient maintenant leurs robes les plus éclatantes ; en

vain, car elles n'avaient plus le parfum de la jeunesse. C'est

surtout à ce frais parfum que sont sensibles les cœurs qui ne

sont plus jeunes; et il y en avait fort peu, il faut l'avouer, dans

les dahlias et dans les chrysanthèmes. Aussi le papillon se

tourna-t-il en dernier recours vers la menthe. Cette plante ne

fleurit pas, mais on peut dire qu'elle est fleur tout entière, tant

elle est parfumée de la tête au pied ; chacune de ses feuilles

vaut une fleur, pour les senteurs qu'elle répand dans l'air.

«C'est ce qu'il me faut, se dit le papillon ; je l'épouse. »

Et il fit sa déclaration.


La menthe demeura silencieuse et guindée, en l'écoutant.

  A la fin elle dit :


- Je vous offre mon amitié, s'il vous plaît, mais rien de plus. Je

suis vieille, et vous n'êtes plus jeune. Nous pouvons fort bien

vivre l'un pour l'autre ; mais quant à nous marier … sachons à

notre âge éviter le ridicule.


C'est ainsi qu'il arriva que le papillon n'épousa personne. Il

avait été trop long à faire son choix, et c'est une mauvaise

méthode. Il devint donc ce que nous appelons un vieux garçon

L'automne touchait à sa fin ; le temps était sombre, et il

pleuvait. Le vent froid soufflait sur le dos des vieux saules
au point de les faire craquer. Il n'était pas bon vraiment de se

trouver dehors par ce temps-là ; aussi le papillon ne vivait-il

plus en plein air. Il avait par fortune rencontré un asile, une

chambre bien chauffée où régnait la température de l'été. Il y

eût pu vivre assez bien, mais il se dit : « Ce n'est pas tout de

vivre ; encore faut-il la liberté, un rayon de soleil et une petite

fleur. »

Il vola vers la fenêtre et se heurta à la vitre.


On l'aperçut, on l'admira, on le captura et on le ficha dans la

boîte aux curiosités. « Me voici sur une tige comme les fleurs,

se dit le papillon. Certainement, ce n'est pas très agréable ;

mais enfin on est casé : cela ressemble au mariage. » Il se

consolait jusqu'à un certain point avec cette pensée. «C'est

une pauvre consolation », murmurèrent railleusement

quelques plantes qui étaient là dans des pots pour égayer la

chambre.

« Il n'y a rien à attendre de ces plantes bien

installées dans leurs pots, se dit le papillon ;

elles sont trop à leur aise pour être humaines. »

 

Hans Christian Andersen (1805-1875)

 

 


 
Il était une fois, eh oui, toutes les histoires, toutes les belles histoires, commencent par «il était une fois».

Il était une poule grise, vieille et sage.  Ce n'était pas cette poulette grise qui a pondu dans la remise comme le dit cette chanson comptine un peu routinière.  Non, c'était une poule grise seulement. Elle habitait un grand poulailler clair sis au bord d'une étable.  Un poulailler bien propre, bien aéré où chaque poule avait son petit logis où pondre ses oeufs.  Elle était l'unique poule grise de son édifice.  Les autres étaient grosses et blanches, toutes blanches d'arrogance et de suffisance.  Elles se pavanaient dans leurs chaudes pelisses de plumes éclatantes, la tête haute, le cou droit vers l'avant, la démarche raide, fières, mais d'une fierté imprudente.  Seule la poule grise était attentive à tout ce qui se déroulait sur la ferme.  Elle s'était liée d'amitié avec le chien qui l'aimait bien, car au contraire du reste du peuple des poules, elle était prudente et réservée.

Elle était savante cette vieille poule grise, car elle regardait, écoutait tout.  Elle était à l'affût de toutes les nouvelles, connaissait même le nom des enfants du fermier.  Seule de tout le poulailler, elle savait faire la différence entre un chien inoffensif et un renard qui vous dévisage et évalue votre poids et la tendreté de votre falle.  Elle se hissait toujours la première au plus haut du perchoir pour y dormir toute la nuit, la tête sous l'aile mais l'oreille aux aguets du moindre bruit.  Pour cela, elle passait pour peureuse et un peu folle de crier toujours «au renard» que personne n'avait jamais vu.  Et de plus, avez-vous vu ses oeufs?  Brun-jaune, presque sales.  Alors qu'un bel oeuf, tout le monde sait cela, se doit d'être d'une blancheur douce, ovoïde, immaculée, pour se cacher dans une belle couche d'épaisses plumes blanches.

Et la vie continuait, un peu triste pour la vieille poule grise amie d'un chien de fermier, au milieu des moqueries de ses compagnes folles de leur ironique orgueil.  Un beau lundi matin d'avril, alors que s'éveillait la ferme, s'ébrouait le cheval et meuglait la vache, immédiatement après le cocorico sonore de Chanteclerc, le maître de la basse-cour, la poule grise vit un éclair roux s'évanouir derrière la laiterie qui jouxtait le poulailler.  Une petite alerte s'alluma dans sa tête de poule savante:  c'est le renard, c'est le renard.  Elle en parla à chacune des dames blanches, avisa son mari le coq et confia sa crainte au chien, son ami.  Il fut le seul à l'entendre.  Il la rassura et lui promit de monter la garde, surtout en début de journée où la ferme est toute entière à l'excitation du réveil.  L'ennemi peut en profiter et se payer un repas de bonne poule grasse.

L'incident fut oublié et la basse-cour faisait gorge-chaude des craintes impossibles de sa doyenne grise.  On allait même jusqu'à dire qu'elle était un peu dérangée du cerveau.  Or, comme les poules n'ont pas de nature un cerveau très gros, l'insulte était réelle, le mépris profond.  Quelque temps plus tard, une belle jeune poule blanche poussa la curiosité pour picorer des graines autour du tas de fumier.  Le renard la guettait.  Elle fit le tour du monticule pour disparaître de la vue du chien de garde et du reste de la basse-cour.  Le tout se passe en un clin d'oeil.  En un instant, notre goupil fut sur la pauvre bête.  Il la mordit cruellement à l'épaule juste au-dessus de l'aile et la coucha par terre.  Une seconde plus tard, il lui coupa le cou d'un coup de dents bien aiguisées.  Puis, il s'empara de la dépouille pantelante et s'enfuit en longues et rapides enjambées.  On remarqua le drame au petit nuage de plumes blanches qui s'élevait derrière le tas de fumier.  La basse-cour en émoi se réfugia sur son perchoir dans le poulailler.  «Que doit-on faire?  Que doit-on faire? caquetait chacune.»  «Restons calmes répliqua la vieille poule grise, nous sommes en sécurité ici.  Grâce à Dieu, il n'y a qu'une seule d'entre vous qui a payé de sa vie son imprudence.  Croyez-moi, maître Renard est un fin finaud.  Alors prudence, regardez, écoutez et ne vous éloignez pas du portail de votre demeure.  Surtout restez en groupe, vous serez moins vulnérables.»

Et soudain la gente volatile admira la sagesse de leur bonne doyenne.

Faut-il perdre la vie pour écouter les conseils avisés des personnes d'expérience?  La connaissance, l'expérience d'une doyenne peut protéger la jeunesse qui ne connait pas encore toutes les embûches de la vie.

 

 

Dans un grand nombre de pays, les jours fériés se passent pendant les jours les plus sombres, au plus froid de l’hiver. En Asie, vivent toutes sortes de gens qui célèbrent toutes sortes de fêtes. Chaque groupe a ses traditions et ses histoires mais il existe cependant une fête que tout le monde fête et c’est le Nouvel An Lunaire que nous appelons le Nouvel An chinois. Cette fête tombe toujours entre la mi-janvier et la mi-février. Chaque habitant place des papiers rouges sang autour de sa porte d'entrée. Sur ceux-ci sont écrits d’une belle écriture des tas de bons vœux pour le Nouvel An. En plus, à l’aube, les habitants font exploser des pétards. Cette histoire est une des histoires qui explique pourquoi les gens font ces choses.

Conte

Il y a bien longtemps, quand des dragons puissants vivaient sur la terre et dans les mers, personne à Taiwan ne célébrait le nouvel an lunaire. Même dans un certain village, ce jour était le plus mauvais jour de l'année parce qu’un habitant avait tué un dragon des mers. Tout le monde sait que c’est une chose terriblement malheureuse à faire car le fantôme du dragon revenait hanter le village chaque année à l'aube du nouvel an.

Lorsqu’il apparaissait, il secouait son horrible tête et hurlait : « J'ai faim. Donnez-moi un fils premier-né à manger! »
- « Non! non! Nous ne ferons pas ça !" répondirent les villageois en pleurs."Nous ne vous donnerons pas d'enfant à manger!"
- "Alors je vous tuerai tous!" Et le fantôme de dragon soufflant son haleine puante et chaude en direction du village. La fumée s’insinuait partout et les villages commençaient à tousser. Certains perdaient même connaissance. Le plus sage du village se rendant compte que le fantôme de dragon pourrait facilement les faire tous mourir, décida à contre-cœur de donner un enfant nouveau-né afin de sauver le reste du village. Il espérait qu’avec cette offrande, jamais plus le fantôme du dragon ne reviendrait. Mais année après année, le fantôme de dragon revenait et année après année, une famille devait sacrifier son fils premier-né pour satisfaire la voracité de l’animal.

Une année, c’était au tour de la jeune Veuve Teng de sacrifier son seul enfant, un beau garçon qui allait avoir cinq ans.

Comme le voulait la tradition, quatre jours avant le nouvel an lunaire, le prêtre Taoïste quittait le temple et s’en allait à travers le village jusqu’à la maison de l’infortunée qui devait sacrifier son premier enfant. Comme il marchait en direction de la crique, là où se trouvait la maison de la Veuve Teng, tous les villageois se demandaient avec hésitation, "Où va-t-il cette année ?"
"Chez la Veuve Teng." dit une femme
"Oh non pas chez elle. C'est son seul enfant !" s’écria une autre.

Les voisins de la Veuve Teng s’étaient rassembles tout autour de la maison. Ils s’attendaient à entendre des cris de douleur au moment où elle apprendrait la terrible nouvelle. Mais rien. Aucun son ne parvenait de sa petite maison. Lorsque le prêtre est reparti, ils se sont précipités pour voir ce qui se passait. Ils la trouvèrent assise dans sa cuisine.

- "Le prêtre ne vous a pas dit les nouvelles ?"
- "Oui, il m'a dit," a répondu la veuve calmement.
- "Mais pourquoi ne pleurez-vous pas ?"
- "Parce que je n'ai pas de temps pour pleurer" leur dit la Veuve Teng. " Je pense à une façon de rouler le fantôme de dragon. Il n'aura pas mon fils."

Pendant trois jours et trois nuits, elle a arpenté le sol essayant d’échafauder un plan. De temps en temps, elle faisait une pause et regardait son fils qui joutait dans la cour. Elle priait aussi à l’autel de ses ancêtres et à tous les dieux dont elle connaissait les noms. Lorsque son fils s’endormait, elle s’asseyait à côté de lui et lui caressait doucement le visage qui ressemblait tellement à ce lui de son père. Elle alla même consulter la diseuse de bonne aventure, les prêtres et chacun dans le village. Mais personne ne savait que faire. La situation semblait désespérée. 

Lasse de tant attendre, de tant marcher, de tant prier, elle s’endormit épuisée sur le sol devant l’autel des ancêtres de la famille. Son petit fils qui l'avait vue se dit qu’il ne devait absolument pas l’éveiller car elle rêvait peut-être et il ne voulait pas lui couper son rêve…

Bien lui en prit car effectivement sa mère rêvait. Parce qu’elle n’avait pas dormi durant trois jours, une masse de rêves lui venaient dans un ordre décousu. Elle voyait des dragons et des fantômes, la peur et la crainte, des enfants innocents et de la douleur, du sang et de grands bruits et puis de la joie le tout tourbillonnant dans sa tête.

Quelque heures avant l'aube, elle s’éveilla et doucement secoua sa tête encore douloureuse d’avoir tant rêvé. Et alors, le miracle se produisit. Les images décousues s’assemblèrent et elle su ce qu’il fallait faire.

Les dragons de son rêve avaient peur de deux choses : peur de la vue de sang et peur des bruits violents. Quand quelqu'un a peur, il s’enfuit en général en courant. Mon plan sera simple : Je mettrai le sang sur ma porte et je ferai tant de bruit que le fantôme du dragon sera effrayé et partira en courant…"

"Du sang ... je suis si pauvre que je n'ai pas même un poulet à tuer pour prendre son sang." Elle prit son couteau le plus pointu et se coupa au doigt, laissant gouttes à gouttes couler son sang sur un tissu jusqu'à ce que toutes les gouttes jointes ensemble recouvrent entièrement l’étoffe. Elle prit le tissu et l’accrocha à l'extérieur, sur sa porte.

Maintenant faire des bruits violents… Les pétards seraient le mieux mais je n'en ai pas. Je suis si pauvre que je ne pourrai pas en acheter et en plus, il n’y a aucun magasin ouvert aujourd’hui. Elle réfléchit et pensa aux bambous. Elle savait que lorsque des morceaux de bambou brûlent, ils se fendent dans un bruit épouvantable. Elle prit son couteau pointu elle s’en alla dans le froid afin de couper une douzaine de grands morceaux de bambou. Elle les plaça en pyramide devant sa porte juste au-dessous du tissu taché de sang. Ainsi disposés, ils brûleraient rapidement et éclateraient tous à la fois.

Quand devrais-je allumer le feu ? Juste à temps. Ni trop tôt, ni trop tard. Afin qu'il éclate dans le visage du fantôme de dragon. Elle alluma une petite torche et s'accroupit dans l’embrasure de la porte attendant l'aube et la venue du fantôme de dragon.

Elle a attendu et attendu. Il lui semblait tellement elle attendait que le soleil était gelé au-dessous de l'horizon et ne monterait pas aujourd’hui. Tout était calme, si calme que le seul bruit qu’elle entendait les coups de son cœur. Finalement la lune et des étoiles ont commencé à disparaître du ciel.

Faiblement, elle a entendu le hurlement du fantôme de dragon

"Etait-il temps d’allumer le feu ? Non, le fantôme de dragon était trop loin."

Chacun dans le village était tapi dans son lit sous les édredons et les couvertures. Personne ne dormait sachant que la Veuve Teng attendait le fantôme de dragon. Seul son fils dormait du sommeil d’un ange.

On entendit un hurlement. Le fantôme de dragon devait être en bas au centre du village. Il était temps pour elle d’allumer. La Veuve Teng prit sa lanterne, l’inclina vers la pyramide de bambou et l’enflamma.

Elle entendait la terre qui tremblait sous le poids du fantôme du dragon qui marchait vers sa petite maison. Il descendait à présent sa ruelle, il s’approchait…

Arrivé devant chez elle, le fantôme de dragon s'est arrêté devant la maison et voyant le linge taché de sang, s’est mis à hurler si fort que tous ses os ont tremblé. Au même moment, le feu de bambou a éclaté. Le fantôme du dragon terrifié par la vue de sang humain et les bambous qui éclataient s’est enfui en courant à travers le village.

Et la Veuve Teng ? Elle s’est assise et de grosses larmes se sont mises à couler.

Les gens du village sont accourus. Les cloches se sont mises à sonner et de tous les côtés, les  gongs célébraient ce grand jour tandis que les pétards faisaient éclater la joie !

Et depuis ce jour, chaque année, dans chacun des villages, on met le sang des papiers rouges autour de leurs portes et on allume des pétards bruyants à l'aube et depuis lors, le fantôme de dragon n'est jamais revenu.

 

 

 

La vieille dame au restaurant

 

Une vieille dame s'arrête un soir dans
un restaurant d'autoroute.

  Elle va au self et prend une soupe chaude,
puis va s'asseoir toute seule à une table.
Elle se rend compte qu'elle a oublié de prendre
du sel.

  Elle se lève, erre un peu dans le restaurant
avant d'en trouver, et retourne à sa table.
Mais en revenant, elle y trouve un noir assis,
qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe
et la mange lentement.

  "Oh! Il a du culot ce noir ! pense la brave
dame. Je lui apprendrais bien les bonnes
manières "

  Mais elle s'assied sur le côté de la table,
et charitablement le laisse manger un peu de
sa soupe. Tirant un peu le bol à elle, elle
plonge sa cuillère elle aussi, cherchant à
partager au moins cette soupe avec lui.

  Le noir retire doucement le bol vers lui,
et continue de manger.

  La dame se remet à le tirer légèrement vers
elle, pour pouvoir y avoir accès. Et ils
finissent la soupe ainsi.

  Alors le noir se lève, lui fait signe de
patienter, et revient avec une portion de
frites énorme, qu'il partage avec elle,
comme la soupe.

  Enfin ils se saluent, et la dame part aux
toilettes. Mais quand elle revient, elle veut
prendre son sac pour partir, et découvre
qu'il n'est plus au pied de sa chaise.

  "Ah! J'aurais bien dû me méfier de ce noir !".

  Elle hurle dans tout le restaurant, criant
au voleur, jusqu'à ce que finalement on
retrouve son sac, posé au pied d'une table
où repose un bol de soupe refroidie...
SON bol auquel personne n'a touché.

  C'était elle qui s'était trompée de table
et avait partagé le repas de l'homme !

 

 

Le cric

 

Un représentant crève un pneu en rase campagne.
 
     Il ouvre son coffre cherche son cric... en vain.
 
     Pas de cric.
  
     Comme il est sur une petite route de campagne, en plein mois de juillet il se dit que personne ne va passer
par là pour le secourir.
 
     Il décide de se rendre au village le plus proche, dont il voit le haut du clocher au loin, pour emprunter un cric.
 
     Le chemin est long, il fait chaud, et en route, il se dit :
 
     "Est-ce qu'il vont seulement avoir un cric à me prêter ?"
 
     Il avance encore, et, tout transpirant, se dit :
 
     "Et je connais les gens du coin, ils n'aiment pas les étrangers !"
 
     Il marche encore, et se dit :
 
     "Ils ne me connaissent pas, vont-ils seulement vouloir me le prêter, ce cric ?"
 
     Et il continue ainsi, s'imaginant les scénarios les plus désagréables, étant pris à parti par les villageois qui trouvent louche qu'il veuille emprunter un cric,
proposant de l'acheter, personne ne voulant
  lui en vendre un, etc. etc.

 
     Il s'approche du village, de plus en plus énervé intérieurement, se met sur la place du village, et hurle :
 
     "Eh bien, puisque c'est comme ça, votre cric, vous  pouvez vous le garder !!!"
 
 o 0 o
 
     Combien de fois nous imaginons-nous ainsi des objections qui ne
  seront jamais levées, des craintes sans fondement, et combien de
  fois, n'osons-nous pas demander par peur d'être rejetés ?

 

 

 

 

La petite Frimousse

Il était une fois dans un pays lointain une jeune fille qui était très triste… Cette jeune fille s'appelait Margueritte mais tout le monde l'appelait Frimousse… Ce surnom semble mignon si on ne connaît pas son histoire. En effet, Frimousse était très laide et son visage semblait recouvert de mousse… D'où son nom.
Son père était un méchant homme et la forçait à travailler très tard. Elle devait coudre, faire la cuisine mais surtout elle devait travailler le verre. Son père vendait ses carafes, ses plats et ses vases à prix fort sur le marché car c'étaient les plus beaux qu'on n'avait jamais vu. Or, un jour, alors que Frimousse attisait le feu une étincelle en jaillit et vint s'éteindre à ses pieds en se transformant en graine. Frimousse la prit et la planta, la choya et s'en occupa. La graine mit très longtemps à grandir… Les mois passèrent et au bout d'une année entière un bouton de fleur apparût… Frimousse dorlota encore plus la plante, lui parlant de sa voix douce, la mettant au soleil ou au coin du feu, lui racontant de belles histoires mais il fallut encore une année pour que le bouton s'épanouisse… La fleur s'ouvrit une nuit sombre, sans lune, en chantant doucement. Frimousse, alertée par le chant se posta devant la fleur et la regarda. Au cœur des pétales se trouvait un moineau tout petit et aussi bleu que le ciel, il était exactement de la même couleur que la fleur. Frimousse se pencha sur lui et le regarda. Aussitôt le moineau se mit à pépier et dit de sa voix chantante :
“- C'est toi qui m'as choyé durant ces deux années. À présent je vais te remercier. Une fois que je me serai envolé tu prendras la poudre jaune du cœur de la fleur et tu la mettras dans ton verre fondu, de ce verre tu feras un miroir. Je réapparaîtrai à ce moment là.”
Sur ce il s'envola par la fenêtre et disparu.
Frimousse fit comme il l'avait dit, et elle confectionna le miroir le plus beau du monde, celui qui reflétait le mieux la réalité. Lorsque le dernier morceau de verre fut poli et le dernier morceau de cadre fut verni, le moineau réapparut :
“- Tu as fait du beau travail, à présent regarde-toi dans le miroir…”
Frimousse savait qu'elle était laide et voulu se dérober mais le moineau insista… Dès qu'elle eu posé les yeux sur le miroir elle resta figée sur place éblouie par la beauté de la fille qui était devant elle :
“- Mais, qu'est-ce que ?…
- C'est bien toi, dit le moineau, la poudre de ma fleur t'as permit de créer un miroir qui ne montre que l'âme des gens… quiconque se regarde dedans sera à jamais transformé en fonction de son âme. Te voilà devenue la plus belle de toute frimousse… Adieu”
Frimousse était si folle de bonheur qu'elle n'entendit pas son père arriver.
“- Que faites-vous ici, dit-il, où est ma fille ?
- Mais père, c'est moi, si je suis devenue comme ça c'est grâce à ce miroir.”
À ces mots le père de Frimousse se précipita sur le miroir en espérant devenir plus beau que tout les autres… Hélas, son âme était si noire et son cœur si dur qu'il se transforma en pierre. Frimousse ne le regretta pas, elle pleura juste ce qu'il fallait et s'occupa de sa mère en continuant à vendre ses vases jusqu'au jour où elle rencontra un jeune prince qui, émerveillé par la beauté de son travail en tomba fou amoureux. Il l'épousa, installa sa mère dans une belle maison entourée de roses et de lacs magnifiques et il vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
Quant au miroir, seul Frimousse sait ce qu'il est devenu. Il erre quelque part dans le monde… un conseil, mieux vaut avoir l'âme belle si l'on veut se regarder dans un miroir sans avoir honte de ce que l'on voit… Car, on ne sait jamais, le miroir est peut-être chez vous.

 

 

Dis, mamy ...
Comment c'est de... vieillir ?
 
Eh bien... voilà !
En fait, c'est pas trop mal !
Oh !  Je ne parle pas de mon corps !
Certains jours, je suis désespérée quand je me regarde dans le miroir ! 
Mes rides, mes poches sous les yeux, mon bedon qui semble grossir à chaque année !
Mais, je me reprends rapidement et pas question que j'agonise en larmes devant le miroir.
Parce que ce que j'ai aujourd'hui... des enfants adorables, de fabuleux souvenirs,
je ne l'échangerais jamais pour quelques cheveux gris en moins ou une bedaine plate plate...
Plus j'avance en âge, plus je deviens ma meilleure amie et ce qui est le fun, c'est que...
cette amie ne me contredit à peu près jamais.
Je ne m'en fais plus pour un petit biscuit mangé en trop, pour ne pas avoir fait mon lit ou pour avoir acheté une "bricole inutile" dont je ne me servirai probablement jamais.
Je me permets de manger un petit trop à l'occasion et de faire ce qui me plaît quand ça me plaît !
J'ai trop connu de mes amis très chers qui sont partis avant d'avoir compris la grande liberté que nous apporte le grand âge.
Ça regarde qui si je décide de lire ou de jouer sur mon ordinateur jusqu'à 4h00 du matin et de dormir jusqu'à midi ?
Oui... je vais danser toute seule dans mon appartement sur une musique des années 60 en me remémorant une belle histoire d'amour.
Oui... je vais me promener sur la plage dans mon maillot qui ne cache pas mon bedon et je vais nager dans les vagues même si les beaux bikinis me regardent avec une petite pointe de sarcasme.
Eux aussi, vont vieillir un jour...
C'est vrai que des fois, je suis un peu étourdie !
J'ai tendance à oublier les mauvais souvenirs et ne penser qu'aux meilleurs.
Parce qu'il y en a des moins beaux...
Au cours des ans, j'ai eu le cœur brisé plusieurs fois.
Mais comment ne pas avoir le cœur brisé quand tu perds un être cher ou qu'un de tes enfants souffre ou
encore que tu doives repartir à zéro ?
Mais avoir mal... m'a donné la force d'être plus compatissante et plus humaine avec les autres.
Je me sens tellement privilégiée d'avoir vécu jusqu'à maintenant, d'avoir mes cheveux grisonnants même si mes fous rires me creusent des nouveaux sillons dans la face à chaque fois.
Il y en a tellement qui n'ont jamais ri dans leur vie et qui sont morts avant que leurs cheveux grisonnent.
Aujourd'hui...
J'ai le privilège de pouvoir dire
OUI !
Et de celui de pouvoir dire
NON !
En vieillissant, ça devient facile d'être positif. Il suffit de décider de ton bonheur à l'avance. 
Chaque matin, je peux passer la journée au lit en comptant les difficultés que j'ai avec les parties de mon corps qui ne fonctionnent plus comme avant ou de me lever et de remercier le ciel pour celles qui fonctionnent encore.
Je ne m'occupe plus de ce que les autres pensent. 
Je ne me questionne plus sur moi-même.
J'ai même appris que le mauvais pouvait à l'occasion être bon.
Alors, pour répondre à la question...
je suis rendu que j'aime ça être vielle.
Je ne vivrai pas éternellement mais comme je suis encore là, je ne perdrai certainement pas mon temps à me lamenter ou à m'inquiéter de quelque chose que je peux pas changer !
La vieillesse est un compte de banque. Tu retires ce que tu as amassé.
Donc, mon conseil serait de déposer beaucoup de bonheur dans le compte de banque de souvenirs.
Et pour être heureux, il suffit de 5 règles :
1. Libère ton cœur de la haine.
2. Libère ta tête des soucis.
3. Vis simplement.
4. Donne plus.
5. Attends-toi à recevoir moins.
 Je considère mon grand âge comme un cadeau !
Et mes cheveux blancs qui vont avec...

 

Le porteur d'eau

Un porteur d’eau transportait deux cruches suspendues aux extrémités d’une pièce de bois reposant sur ses épaules.

Mais l’une d’elles avait une fissure. Pendant que l’autre jarre conservait  parfaitement toute son eau de source jusqu’au village, la première perdait la moitié de sa cargaison en cours de route.

Cela dura deux ans et à chaque jour le porteur d’eau ne livrait u’une cruche et demie d’eau à chacun de ses voyages.

La jarre parfaite était fière d’elle car elle remplissait sa fonction sans faille.

Mais la cruche abîmée avait honte et se sentait déprimée parce qu’elle n’accomplissait que la moitié de ce qu’on attendait d’elle.

Un jour, elle s’adressa au porteur d’eau au moment où il la remplissait à la source :

-Je me sens coupable, et je te prie de m’excuser.

-De quoi as-tu honte, demanda le porteur d’eau.

-Je ne réussis qu’à porter la moitié de ma cargaison d’eau à cause de cette fissure qui laisse fuir l’eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et tu ne livres que la moitié de l’eau. Tu n’obtiens pas le fruit de tes efforts à cause de moi.

Le porteur d’eau, touché de cette confession, lui répondit :

-Ne songe plus à ça et pendant que nous retournerons à la maison, regarde les fleurs magnifiques au bord du chemin.

Sur la route, la vieille jarre vit de très jolies fleurs baignées de soleil et cela lui mit la joie au cœur.

Mais elle se sentait toujours aussi coupable parce qu’elle avait encore perdu la moitié de son eau.

Le porteur d’eau dit alors à la cruche :

-T’es-tu rendu compte qu’il n’y avait de belles fleurs que de ton côté du chemin, et presque aucune de l’autre côté ?

J’ai toujours su que tu perdais de l’eau, et j’en ai tiré parti. J’ai semé des fleurs de ton côté et toi tu les arrosais pendant le parcours.

Sans toi, jamais je n’aurais pu obtenir des fleurs aussi fraîches et gracieuses.

...Epilogue :

Nos faiblesses peuvent être des atouts.

 

 

 

Rendre les autres heureux

Deux hommes, tout deux sérieusement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. Un des deux hommes pouvait s'asseoir sur son lit pendant une heure chaque après-midi, afin d'évacuer les fluides de ses poumons. Son lit était placé à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre homme était obligé de passer ses journées couché sur le dos. Ils parlaient ensemble pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, de leur maison, de leur emploi, de leurs vacances… Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait son temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il pouvait voir au-dehors. Pour celui qui était dans l'autre lit, c'était comme si son monde s'élargissait et s'égayait de toutes les activités et couleurs du monde extérieur. De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient naviguer leurs bateaux. De jeunes amoureux marchaient bras dessus bras dessous parmi les fleurs, de chaque couleur de l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et la ville pouvait être aperçue plus loin. Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tout ceci dans les moindres détails, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait les scènes. Les jours et les semaines passèrent…
     Un matin, l'infirmière de jour entra pour apporter l'eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, qui était mort paisiblement pendant son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour prendre le corps. Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être placé à son tour à côté de la fenêtre. L'infirmière était heureuse de le transférer et après s'être assurée qu'il était installé confortablement, elle le laissa seul. Lentement, péniblement, il se monta vers le haut sur un coude pour jeter son premier coup d'œil dehors. Enfin il aurait la joie de découvrir tout cela de lui-même. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre. Mais tout ce que son œil vit, ce fut un long mur gris. Interloqué, il demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit de si merveilleuses choses. Celle-ci lui répondit : "Oh, il était aveugle, il n'a même pas pu voir le mur." Et elle ajouta : "Sans doute a-t-il simplement voulu vous encourager"…
Epilogue...
     Il y a un bonheur énorme à rendre les autres heureux, en dépit de nos propres situations. La peine partagée est la moitié de la douleur, mais le bonheur une fois partagé, lui, est doublé…

 

 

La terre

Il y avait une fois une terre bien jolie ma foi, une terre comme il y en a peu dans l'univers.
Elle n'était pas bien grande mais riche de beaucoup de choses et ceux qui y vivaient avaient tout ce qu'ils voulaient.
Mais voilà ... ceux qui y vivaient manquaient de sagesse.
Ils avaient la triste habitude de ne penser qu'à eux.
- Je veux ceci, disaient les uns.
- Je veux celà disaient les autres.
Et chacun se servait sans penser à son voisin.

Ils dépensaient sans compter toutes les richesses que cette petite
terre avait patiemment mis de côté.
Ils la salissaient cette jolie petite terre sans se soucier, sans réfléchir ;
Et puis ils lui faisaient mal avec leurs guerres.
Et au bout d'un moment, sur la jolie petite terre il y avait d'un côté ceux qui avaient beaucoup de choses, et de l'autre ceux qui n'avaient plus grand chose, les premiers ne se souciant pas trop des derniers.

La petite terre aimait tendrement ses habitants comme une maman aime ses enfants. Elle les grondait de temps en temps, essayait de leur dire avec ses maux qu'ils devaient être plus sages, qu'il leur fallait grandir, être moins capricieux.
Mais rien n'y faisait. Ils n'écoutaient pas, n'entendaient rien et continuaient à n'en faire qu'à leur tête.

- Elfes et fées, ne pouvez-vous m'aider ? demanda un beau jour la petite terre à ses amis. Mes enfants ne veulent rien entendre et s'ils n'apprennent pas à vivre ensemble, s'ils n'apprennent pas la sagesse, la bonté, la patience je ne sais pas ce qu'il adviendra d'eux. Je ne serai pas toujours là pour les guider.
- Oui, tu as raison, il est temps que nous intervenions, dirent les fées et les elfes. Nous n'avons que trop tardé.

Ils s'envolèrent alors de ci de là et soufflèrent aux enfants de la terre de bonnes idées.
- Faites attention à votre petite terre !
- Ne gaspillez plus ses richesses !
- Prenez soin de vos amis !
- Partagez !
- Ecoutez !
- Aimez-la, aimez-vous !

Certains des enfants de la terre entendirent ces murmures et se mirent aussitôt au travail. Ils commencèrent à nettoyer leur petite terre, à la chouchouter, à faire attention à ses richesses.
Certains des enfants de la terre entendirent ces chuchotis et se mirent à inventer de nouvelles sources d'énergie avec le vent, le soleil, les plantes.
Certains des enfants de la terre entendirent ces sussurements et se mirent à parler à ceux qui entendaient mal, à leur parler de joies, des autres, d'eux même.

La petite terre remarqua que les plus jeunes de ses enfants, ceux qu'on disait les plus petits, étaient en fait les plus sages et que grâce à eux les plus grands commençaient à changer, à regarder leur petite terre avec plus de tendresse.
Alors, la petite terre bien jolie, toute petite dans l'univers se dit que ses enfants, aidés par les elfes et les fées, aidés par les plus jeunes d'entre eux pourraient peut-être un jour apprendre la sagesse, la bonté et la patience et qu'elle pourrait ainsi continuer de tourner tout autour du soleil pendant encore bien longtemps.
 

 

Le portrait d'un oiseau...
Prévert
 
Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...


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Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau

cage blanche blog

   

Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
C'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

cage maman blog


 

 

L'Ane chargé d'éponges, et l'âne chargé de selgif animé anes-03.gif


Un ânier, son sceptre à la main,
Menait en empereur romain
Deux coursiers à longues oreilles.
L'un d'éponges chargé marchait comme un coursier,
Et l'autre, se faisant prier,
Portait, comme on dit, les bouteilles :
Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins
Par monts, par vaux et par chemins,
Au gué d'une rivière à la fin arrivèrent,
Et fort empêchés se trouvèrent.
L'ânier, qui tous les jours traversait ce gué là,
Sur l'âne à l'éponge monta,
Chassant devant lui l'autre bête,
Qui voulant en faire à sa tête
Dans un trou se précipita,
Revint sur l'eau, puis échappa ;
Car au bout de quelques nagées
Tout son sel se fondit si bien
Que le baudet ne sentit rien
Sur ses épaules soulagées.
Camarade épongier prit exemple sur lui,
Comme un mouton qui va dessus la foi d'autrui.
Voilà mon âne à l'eau : jusqu'au col il se plonge,
Lui, le conducteur et l'éponge.
Tous trois burent d'autant ; l'ânier et le grison
Firent à l'éponge raison.
Celle-ci devint si pesante,
Et de tant d'eau s'emplit d'abord,
Que l'âne succombant ne put gagner le bord.
L'ânier l'embrassait, dans l'attente
D'une prompte et certaine mort.
Quelqu'un vint au secours : qui ce fut, il n'importe ;
C'est assez qu'on ait vu par là qu'il ne faut point
Agir chacun de même sorte.
J'en voulais venir à ce point.

 

 

L'arche des sentiments :

Il était une fois une île sur laquelle vivaient tous les sentiments et toutes les valeurs humaines : la Bonne humeur, la Tristesse, la Sagesse… ainsi que tous les autres, y compris l’Amour.

Un jour, on annonça que l’île allait être submergée. Alors tous préparèrent leurs embarcations et s’enfuirent, seul l’Amour resta, attendant jusqu’au dernier moment.

Quand l’île fut sur le point de disparaître l’Amour décida de demander de l’aide. La Richesse passa près de l’Amour dans un bateau luxueux et l’Amour lui dit :

"Richesse, peux-tu m’emmener ?" ... "je ne le peux pas car j’ai beaucoup d’or et d’argent dans mon bateau et il n’y a pas de place pour toi !”

Alors l’Amour décida de demander à l’Orgueil qui passait dans un magnifique bateau :

“Orgueil, je t’en prie, emmène moi !"... "Je ne peux pas t’emmener, Amour, tu pourrais détruire la perfection qui règne dans mon bateau.

Ensuite l’Amour demanda à la tristesse qui passait par là :

"Tristesse, je t’en prie, emmène moi !"..."Oh Amour !" répondit la Tristesse "je suis si triste que j’ai besoin de rester seule."

Ensuite la Bonne Humeur passa devant l’Amour, mais elle était si heureuse qu’elle n’entendit pas qu’on l’appelait.

Soudain une voix dit : "Viens, Amour, je t’emmène avec moi ! ". C’était un vieillard qui l’avait appelé. L’Amour était si heureux et si rempli de joie qu’il en oublia de lui demander son nom.

Arrivés sur la terre ferme, le vieillard s’en alla.

L’Amour se rendit compte combien il lui était redevable et demanda au Savoir :

“Savoir, peux tu me dire qui est celui qui m’a aidé ?"... "C’est le Temps" répondit le Savoir. "Le Temps ?", demanda l’Amour, "Pourquoi le Temps m’aurait-il aidé ?"

Le Savoir plein de sagesse répondit : "Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la vie".

Auteur inconnu

 

 

Le grillon :

grillon.gif

Un amérindien et son ami, en visite au centre ville de New York, marchaient près de Times Square dans Manhattan. C'était durant l'heure du lunch et les rues étaient bondées de monde. Les autos klaxonnaient de plus belle, les autos taxi faisaient crisser leurs pneus sur les coins de rue, les sirènes hurlaient et les bruits de la ville rendaient presque sourd. Soudain, l'amérindien dit, “j'entends un grillon !”

Son ami répondit, “Quoi ? tu dois être fou. Tu ne pourrais jamais entendre un grillon au milieu de tout ce vacarme! "
“Non, j'en suis sûr !” dit l'amérindien, “j'entends un grillon !”
“C'est fou !” dit l'ami.

L'amérindien écouta attentivement pendant un moment, puis traversa la rue jusqu'à un gros planteur en ciment où poussaient quelques arbustes. Il regarda à l'intérieur des arbustes, sous les branches et avec assurance il localisa un petit grillon. Son ami était complètement stupéfait.

“C'est incroyable !” dit son ami. “Tu dois avoir des oreilles super-humaines !”

“Non !” répondit l'amérindien. “Mes oreilles ne sont pas différentes des tiennes. Tout ça dépend de ce que tu cherches à entendre.”

“Mais ça ne se peut pas !” dit l'ami. “Je ne pourrais jamais entendre un grillon dans ce bruit.”

“Oui, c'est vrai,” répliqua l'amérindien. “Ça dépend de ce qui est vraiment important pour toi. Tiens, laisse-moi te le démontrer.”

Il fouilla dans sa poche, en retira quelques sous et discrètement les jeta sur le trottoir. Et alors, malgré le bruit de la rue bondée de monde retentissant encore dans leurs oreilles, ils remarquèrent que toutes les têtes, jusqu'à une distance de sept mètres d'eux, se tournaient et regardaient pour voir si la monnaie qui tintait sur le pavement était la leur.

“Tu vois ce que je veux dire?” demanda l'amérindien. “Tout ça dépend de ce qui est important pour toi !”

Auteur inconnu

 

 

Les couleurs de l'amitié

Un jour, toutes les couleurs du monde se mirent à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite
Le vert affirma :
Je suis le plus essentiel, c’est indéniable. Je représente la vie et de l'espoir. J'ai été choisi pour l'herbe, les arbres et les feuilles. Sans moi, les animaux mourraient. Regardez la campagne et vous verrez que je suis majoritaire.
Le bleu prit la parole :
Tu ne penses qu’à la terre mais tu oublies le ciel et l’océan. C’est l’eau qui est la base de la vie alors que le ciel nous donne l’espace, la paix et la sérénité. Sans moi, vous ne seriez rien.
Le jaune rit dans sa barbe :
Vous êtes bien trop sérieux. Moi j’apporte le rire, la gaieté et la chaleur dans le monde. À preuve, le soleil est jaune, tout comme la lune et les étoiles. Chaque fois que vous regardez un tournesol, il vous donne le goût du bonheur. Sans moi, il n’y aurait aucun plaisir sur cette terre.
L’orange éleva sa voix dans le tumulte :
Je suis la couleur de la santé et de la force. On me voit peut-être moins souvent que vous mais je suis utile aux besoins de la vie humaine. Je transporte les plus importantes vitamines. Pensez aux carottes, aux citrouilles, aux oranges aux mangues et aux papayes. Je ne suis pas là tout le temps mais quand je colore le ciel au lever ou au coucher du soleil, ma beauté est telle que personne ne remarque plus aucun de vous.
Le rouge qui s’était retenu jusque là, prit la parole haut et fort :
C’est moi le chef de toutes les couleurs car je suis le sang, le sang de la vie. Je suis la couleur du danger et de la bravoure. Je suis toujours prêt à me battre pour une cause. Sans moi, la terre serait aussi vide que la lune. Je suis la couleur de la passion et de l’amour, de la rose rouge, du poinsettia et du coquelicot.
Le pourpre se leva et parla dignement :
Je suis la couleur de la royauté et du pouvoir. Les rois, les chefs et les évêques m’ont toujours choisie parce que je suis le signe de l’autorité et de la sagesse. Les gens ne m’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.
Finalement, l’indigo prit la parole, beaucoup plus calmement que les autres mais avec autant de détermination :
Pensez à moi, je suis la couleur du silence. Vous ne m’avez peut-être pas remarquée mais sans moi vous seriez insignifiantes. Je représente la pensée et la réflexion, l’ombre du crépuscule et les profondeurs de l’eau. Vous avez besoin de moi pour l’équilibre, le contraste et la paix intérieure.
Et ainsi les couleurs continuèrent à se vanter, chacune convaincue de sa propre supériorité. Leur dispute devint de plus en plus sérieuse. Mais soudain, un éclair apparut dans le ciel et le tonnerre gronda. La pluie commença à tomber fortement. Inquiètes, les couleurs se rapprochèrent les unes des autres pour se rassurer.
Au milieu de la clameur, la pluie prit la parole :
Idiotes ! Vous n’arrêtez pas de vous chamailler, chacune essaie de dominer les autres. Ne savez-vous pas que vous existez toutes pour une raison spéciale, unique et différente ? Joignez vos mains et venez à moi. Les couleurs obéirent et unirent leurs mains.
La pluie poursuivit :
Dorénavant, quand il pleuvra, chacune de vous traversera le ciel pour former un grand arc de couleurs et démontrer que vous pouvez toutes vivre ensemble en harmonie. L’arc-en-ciel est un signe d’espoir pour demain. Et, chaque fois que la pluie lavera le monde, un arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel, pour nous rappeler de nous apprécier les uns les autres.

Auteur inconnu

 

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